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Lyon-Turin : Auvergne-Rhône-Alpes veut accélérer le chantier des voies d'accès
Tracé de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. - © © Groupe Moniteur

Lyon-Turin : Auvergne-Rhône-Alpes veut accélérer le chantier des voies d'accès

Jessica Ibelaïdene avec AFP |  le 19/02/2019  |  Auvergne Rhône-AlpesLyon-TurinElisabeth BorneFerroviaireTravaux ferroviaires

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Alors que le gouvernement italien se déchire sur la suite à donner au projet de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin, et notamment au chantier de son tunnel de base, la région Auvergne-Rhône-Alpes a fait savoir, le 18 février, qu'elle souhaitait accélérer le calendrier pour engager au plus vite les travaux des voies d'accès côté français. Le vice-président de la collectivité locale, Etienne Blanc, prend pour argument le soutien de l'Union européenne, prête à financer 50% du projet.

Le feuilleton Lyon-Turin continue. Cette fois, c'est la région Auvergne-Rhône-Alpes qui s'est exprimée par la voix de son vice-président, Etienne Blanc, le 18 février. Lors d'une conférence de presse, il a en effet estimé possible d'engager les travaux des voies d'accès au futur tunnel ferroviaire sous les Alpes bien avant l'échéance retenue par le gouvernement, grâce à l'engagement financier de Bruxelles. "Nous avons obtenu que l'Union européenne (UE) finance les voies d'accès à hauteur de 50%", sur la base d'un budget de 4 Mds€, a-t-il indiqué.

La future liaison ferroviaire Lyon-Turin comporte un tunnel de base de 57,5km (d'un coût certifié de 8,6Mds€) et ses voies d'accès côté français (7,7 Mds€) et italien (1,7Md€). Le tunnel central, très contesté côté italien, doit être financé à 40% par l'UE (qui a manifesté sa disponibilité à accroître sa participation), à 35% par l'Italie et à 25% par la France. La part revenant à la France est plus faible que celle de l'Italie car le coût de la voie d'accès qu'elle doit financer est plus important.

Des travaux après 2038 préconise le COI

Si les travaux du tunnel ont déjà commencé pour une mise en service prévue en 2030, le rapport Duron, remis en février 2018 par le Conseil d'orientation des infrastructures, préconise de reporter la construction des voies d'accès côté français. Considérant que "la démonstration n'a pas été faite de l'urgence d'engager ces aménagements dont les caractéristiques socio-économiques apparaissent à ce stade clairement défavorables", il estime "peu probable qu'avant dix ans, il y ait matière à poursuivre les études relatives à ces travaux qui, au mieux, seront engager après 2038", peut-on lire dans le rapport.

La région, qui estime impératif d'anticiper sur ce calendrier, propose de ramener le coût de l'ouvrage à 4Mds€, dont la moitié serait prise en charge par l'Europe. Elle propose ainsi de construire quoi qu'il arrive la partie de la ligne nouvelle allant de Lyon à Saint-André-le-Gaz (la bifurcation des voies vers Chambéry et Grenoble), ce qui permettrait d'améliorer la fluidité du trafic ferroviaire régional sur l'axe Lyon-Grenoble, l'un des principaux points noirs de la région.

A l'Etat de lancer la procédure

Le reste de la ligne sera réexaminé, notamment les quatre tunnels majeurs prévus (Dullin/L'Epine, Chartreuse, Belledonne et Glandon), quitte à devoir recycler des portions de la voie existante vers le Mont-Cenis.

Etienne Blanc demande donc à la ministre des Transports, Elisabeth Borne de formaliser cet accord, obtenu selon lui en fin de semaine dernière avec la direction transports de la Commission européenne [la DG Move], qui "permet à la France de tenir ses engagements". Car c'est à l'Etat, et non à la région, de lancer la procédure pour obtenir ces financements.  Le report à une date indéterminée de la construction de la voie d'accès côté français renforcerait ceux qui, en Italie, récusent ce projet, a-t-il fait valoir.

Le ministère des Transports réagit

Le lendemain de cette conférence de presse, le ministère des Transports a tenu à réagir, s'étonnant "de la prise de position exprimée par le conseil régional". Et de rappeler : "la Ministre Elisabeth Borne a réuni le 1er février dernier, à Chambéry l’ensemble des élus du territoire, en présence des élus représentant le conseil régional, qui a permis de s’accorder sur une méthode et un programme de travail précis concernant ces accès. L’ensemble des participants ont convenu à cette occasion de la nécessité de prendre le temps nécessaire à l’actualisation des projets d’accès, en tenant compte de la déclaration d’utilité publique existante."

Le ministère dément par ailleurs "toute décision nouvelle de la Commission européenne concernant le financement du projet". Seul fait avéré : la Commission a en effet proposé "que le cofinancement par l’Union européenne de ce type de grands projet puisse à l’avenir être porté de 40% à 50%". Cependant, il ne s'agit pas d'un engagement nouveau, explique le ministère, "encore moins spécifiquement sur le projet Lyon-Turin", mais d'une proposition exprimée plus largement dans le cadre de la révision du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MEI).

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