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Lyon-Turin : 63 élus demandent à Emmanuel Macron d'accélérer
Le tunnelier Federica, sur le chantier du tunnel ferroviaire du Lyon-Turin - © © Caroline Moureau

Lyon-Turin : 63 élus demandent à Emmanuel Macron d'accélérer

Jessica Ibelaïdene, avec AFP |  le 24/05/2018  |  TransportEuropeEtatTravaux publicsOuvrage d'art

Alors que le contexte politique en Italie est source d'inquiétudes pour les partisans du tunnel ferroviaire du Lyon-Turin, une soixantaine d'élus français ont adressé une lettre au président de la République Emmanuel Macron afin de les assurer de son soutien dans le projet, et pour remettre sur la table la question des accès à l'ouvrage.

Soixante-trois élus de tous bords politiques, directement concernés par le futur tunnel ferroviaire Lyon-Turin, ont écrit au président de la République pour lui demander d'accélérer le calendrier des voies d'accès à l'ouvrage, actuellement remis en cause en Italie.

"La liaison Lyon-Turin a été conçue comme un tout cohérent, composé du tunnel transfrontalier et des voies d’accès à l’ouvrage", font valoir ces élus dans une lettre ouverte diffusée le 23 mai. Il y a quelques semaines,  Stéphane Guggino, délégué général du comité pour la Transalpine Lyon Turin, fédérant les acteurs politiques et économiques mobilisés pour la réalisation de la liaison ferroviaire, avait tenu des propos semblables.

Parmi les signataires, tous originaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes, figurent 32 députés (sur 64), 13 sénateurs, 4 députés européens, 5 présidents de département et 9 présidents d'exécutif, dont le président de la région Laurent Wauquiez (LR), les maires de Bourg-en-Bresse Jean-François Debat (PS) et d'Annecy, Jean-Luc Rigaut (UDI), ainsi que le président de la métropole de Lyon, David Kimelfeld (LREM).

 

Un décalage aux "lourdes conséquences" selon les élus

 

"Les débats liés à la future Loi d’orientation des mobilités laissent craindre un report au-delà de 2038 de l’aménagement des voies d’accès depuis Lyon jusqu’au tunnel transfrontalier dont la mise en service est, elle, programmée en 2030". Un tel décalage engendrerait de "lourdes conséquences négatives", écrivent les signataires.

"Sans voie d’accès française moderne et performante, il ne sera pas possible d’opérer un report modal massif du transport transalpin de marchandises de la route vers le rail", ajoutent-ils. Pour débloquer le dossier, les signataires estiment qu'il est possible de diviser par deux le coût des accès à l'ouvrage, en ne retenant "que les infrastructures essentielles à l’exploitation du tunnel transfrontalier lors de sa mise en service".

Cette lettre intervient dans « un contexte d’incertitudes politiques en Italie », notent les signataires. En effet, le Mouvement 5 Etoiles qui s'apprête à former une coalition de gouvernement en Italie, a récemment estimé que cette ligne ferroviaire "ne ser(vait) à rien". Aussi, les élus français interpellent Emmanuel Macron, en lui demandant de savoir « être le garant de la dynamique de ce grand chantier d’avenir ».

 

La convention relative à la réalisation et au financement des travaux définitifs est signée

Telt, le promoteur public de la section transfrontalière du Lyon-Turin, a annoncé le 18 mai la signature de la convention relative à la réalisation et au financement de la partie commune franco-italienne. Signée avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf), « cette convention porte sur la poursuite du programme des travaux définitifs (préparatoires et principaux) de la section transfrontalière du Lyon-Turin », précise Telt.

Elle permet de compléter les financements affectés au promoteur public, pour couvrir la construction de différents ouvrages. Et de citer : les travaux de la tranchée couverte de Saint-Julien-Montdenis, la construction des puits de ventilation d’Avrieux, l’échangeur de Chiomonte et la nouvelle aire de stationnement des poids lourds de l’autoroute A32 dans le Val de Susa (côté italien).

Les prestations de maîtrise d’œuvre pour la préparation des contrats de travaux pour l’excavation de la partie française du tunnel de base, les déviations de réseaux nécessaires en France comme en Italie, ainsi que les mesures économiques et sociales d’accompagnement dans le cadre de la démarche « Grand chantier » pourront également être couvertes.

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