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Lumière bleue : l’Anses recommande de privilégier les lampes LED de type « blanc chaud »
Les experts de l'Anses, de gauche à droite: Olivier Merckel, chef de l'unité risques agents physiques, Francine Behar-Cohen, présidente du groupe de travail LED, Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l'Anses et Matthieu Schuler, directeur de l'évaluation des risques. - © A.F.

Lumière bleue : l’Anses recommande de privilégier les lampes LED de type « blanc chaud »

A.F. |  le 14/05/2019  |  SantéSanté au travailConcepteurs lumièreEclairage artificielEclairage extérieur

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Dans un rapport de 400 pages, l’Anses confirme qu’une exposition de durée courte ou régulière à la lumière bleue émise par les éclairages LED augmente le risque de trouble du sommeil et de perte de la vue. L’agence préconise de réduire au minimum le niveau de modulation temporelle (effet stroboscopique).

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié une nouvelle étude sur l’impact des lampes LED sur la santé et l’environnement. Dans un rapport de 400 pages qui s’est appuyé sur plus de 600 articles scientifiques, les experts de l’Anses confirment la toxicité de la lumière bleue émise par certains systèmes d’éclairage LED (Light-emitting dioe ou diodes électroluminescentes), sur la rétine et les rythmes biologiques (perturbation du sommeil).

Depuis le retrait des lampes à incandescence et des lampes halogènes (directive européenne sur l’éco-conception), la technologie LED s’est massivement déployée auprès du grand public, à travers les lampes domestiques mais aussi les ordinateurs, les téléphones portables et les tablettes. De facto, la population s'expose de plus en plus à la lumière bleue, notamment le soir avec des éclairages artificiels.

Dégénérescence maculaire

En 2010, peu de temps après sa création, l’Anses alertait déjà sur la dangerosité de la lumière bleue pour la rétine. Les nouvelles données scientifiques montrent qu’une exposition de courte durée ou régulière peut augmenter le risque de survenue d’une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). « Notre étude met en évidence qu’une exposition, même très faible, à la lumière bleue en soirée ou la nuit peut provoquer une perturbation des rythmes biologiques et du sommeil », a commenté Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’Anses ».
Si les lampes domestiques à LED de type « blanc chaud » présentent un faible risque de phototoxicité, les autres éclairages à LED tels que les lampes torches, les phares automobiles, les décorations ou les jouets peuvent émettre des lumières particulièrement riches en bleu (groupe de risque 2), interpellent les experts de l’Anses. « Les lampes LED domestiques commercialisées sur le marché appartiennent à des groupes de risques considérés comme sans danger, 0 ou 1 (conformément à la norme de sécurité photobiologique NF-EN-62471, NDLR)", souligne le professeur Francine Behar-Cohen, présidente du groupe de travail LED à l’Anses. « En revanche, les autres objets LED pourraient appartenir au groupe de risque 2, mais ils ne sont pas couverts par la réglementation actuelle », poursuit-elle.
L’étude souligne que certaines populations sont plus exposées aux risques de la lumière bleue comme les enfants, les personnes âgées, les professionnels exposés aux éclairages à LED et les travailleurs de nuit.

Privilégier les éclairages « blanc chaud »

Dans le cadre de cette nouvelle expertise, l’Agence a commandé trois campagnes de mesures auprès de l’INC et du CSTB. Une étude réalisée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) a permis de caractériser l’exposition de la population aux différents éclairages artificiels et systèmes à LED, dans des conditions réelles d’exposition.
L’Anses recommande de privilégier des éclairages domestiques de type « blanc chaud » (température de couleur inférieure à 3 000 K) et de limiter l’exposition des populations sensibles, comme les enfants, à la lumière bleue des écrans à LED (téléphones mobiles, tablettes, ordinateurs…) avant le coucher et pendant la nuit.
Par ailleurs, l’agence préconise de réduire au minimum le niveau de modulation temporelle de la lumière. Ces variations plus ou moins rapides de l’intensité de la lumière que les lampes LED émettent (papillotement, effet stroboscopique…) peuvent produire des maux de tête, migraine, voire des crises d’épilepsie. L’Anses estime qu’un grand nombre de lampes à LED à usage domestique affichent des performances dégradées en matière de modulation temporelle par rapport aux technologies halogènes et fluocompactes.

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