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Louvre-Lens (Pas-de-Calais)   - L’alchimie entre un musée et un paysage
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Louvre-Lens (Pas-de-Calais) - L’alchimie entre un musée et un paysage

C. V. |  le 17/01/2014  |  CommunicationPrix d'architectureCultureEuropeFrance entière

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Evanescent, éthéré, mouvant, les mots ne manquent pas pour décrire le Louvre-Lens, inauguré le 4 décembre 2012. Afin d’accueillir les collections du Louvre, les architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa ont composé de manière subtile avec la lumière singulière d’Europe du Nord qui les avait frappés en visitant le site. Tour à tour éclatant, effacé, se confondant même parfois avec le ciel nuageux, le musée se joue des perceptions selon le temps et les saisons.

A l’origine de ces effets : l’enveloppe lisse et légèrement courbe en panneaux d’aluminium anodisé et verre qui habille les cinq volumes délicatement articulés aux angles. Le Louvre-Lens est certes un musée iconique qui impulse la revitalisation d’une région ; pour autant, il n’est pas une institution monumentale, écrasante pour son environnement. Les architectes japonais et la paysagiste Catherine Mosbach ont choisi, au contraire, de faire fusionner le musée avec son environnement pour l’ouvrir sur le grand territoire et brouiller les limites entre l’intérieur et l’extérieur : un parc public de 20 ha aménagé sur un ancien carreau de mines (la fosse n° 9) qui compose avec la mémoire industrielle du lieu et la nature.
La fluidité qui caractérise le passage du paysage au bâtiment est aussi palpable à l’intérieur, où l’on déambule librement entre les bulles de verre du hall d’entrée - réservées aux fonctions d’accueil -, dans la galerie d’exposition temporaire et le pavillon dédié à l’art contemporain. Et surtout, dans la spectaculaire Galerie du temps, où sont rassemblés en un même volume dépourvu de tout cloisonnement ou poteau plus de 200 œuvres retraçant 4 500 ans de cultures et civilisations, de l’Antiquité aux Temps modernes. Un cheminement autour des collections permis par une autre audace : l’absence d’accrochage et de signalétique au mur qu’interdit la peau en aluminium anodisé habillant aussi les parois intérieures. Une matière qui invite encore à un jeu de réflexion, cette fois entre les œuvres et leur public.

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PHOTO - 767176.BR.jpg - © Hufton+Crow
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PHOTO - 766296.BR.jpg - © IWAN BAAN
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PHOTO - 766291.BR.jpg - © IWAN BAAN
DANIEL PERCHERON, président du conseil régional.

Nous avons misé, comme à Bilbao au Pays basque espagnol, sur un musée icône pour revitaliser notre territoire. J’ai souhaité inscrire dans l’ADN du Louvre-Lens la gratuité de la Galerie du temps où sont valorisés, de manière unique en Europe et dans un geste architectural simple et lumineux, 4 500 ans de chefs-d’œuvre. Cette gratuité a permis l’appropriation du musée par un public régional. Désormais, il faut que la magie continue d’opérer avec le renouvellement des œuvres, une vingtaine chaque année. Le succès est au rendez-vous, et les signes de la mutation du bassin minier sont là : nous allons accueillir les réserves du Louvre et le projet d’une résidence pour artistes de François Pinault. Une belle ouverture sur l’Europe s’offre aussi au Louvre-Lens avec l’arrivée de notre « RER » à l’horizon 2021, qui connectera les villes du Nord-Pas-de-Calais à la gare Lille-Europe.

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Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : région Nord-Pas-de-Calais. Maîtrise d’œuvre : Sanaa, architecte mandataire ; Tim Culbert, Celia Imrey/Imrey Culbert LP ; Catherine Mosbach, architecte paysagiste, coauteurs ; Yoshitaka Tanase, Yumiko Yamada, Louis-Antoine Grégo, Koji Yoshida, Nobuhiro Kitazawa, Lucy Styles, architectes assistants ; Studio Adrien Gardère, muséographe ; Extra Muros (Antoine Saubot et Michel Lévi) et Antoine Belin, architectes d’opération. BET : Forgue, économiste ; Saps/Sasaki and Partners (structure) ; Bollinger + Grohmann (structure métal et façade) ; Betom (structure béton et fluides) ; Hubert Pénicaud, SNC Lavalin (environnement) ; Transplan (concept environnemental) ; Arnaud de Bussière (façades) ; Arup Lighting (éclairage) ; Avel (acoustique). Principales entreprises : Permasteelisa (enveloppe, charpente et façade) ; Eiffage (gros œuvre) ; Guintoli (terrassement) ; Grepi (chapes) ; Sterec (couverture) ; CRI (revêtements) ; Bonnardel (menuiseries) ; Loison (métallerie) ; Eiffage TP avec Euro-Vert et Sirev (paysage). Surface : 28 000 m 2 .Shon. Coût : 150 millions d’euros.

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