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LOT La DDE a mis au point une procédure de désamiantage

THIERRY GIRONDE |  le 21/04/2000  |  Collectivités locales

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L'opération sur le pont de Cajarc a été un succès

Comment procéder au désamiantage d'un ouvrage d'art en l'absence de toute procédure de référence ? C'est le défi auquel a été confrontée la direction départementale de l'Equipement du Lot, lors de la remise en peinture du pont suspendu de Cajarc engagée au cours de l'été 1998.

Alertée par l'entreprise chargée des travaux, MTS (Multi Traitement de Surface), basée à Nogent-sur- Seine (Aube), la DDE interrompt le chantier pour déterminer la provenance exacte de l'amiante décelée dans les résidus de décapage. « L'amiante provenait des câbles porteurs du pont », explique Marie-Christine Richet, chef de la cellule ouvrages d'art de la DDE du Lot et ingénieur TP chargé du suivi du chantier. « Il faut savoir que jusqu'au début des années 1970, il était courant d'utiliser l'amiante pour traiter les fils constituant ces câbles. La réglementation actuelle concernant essentiellement les bâtiments et les structures closes, il a fallu concevoir une procédure spécifique pour désamianter en milieu extérieur. »

Les partenaires de ce chantier sans précédent, la DDE, MTS et l'Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP) élaborent alors un protocole d'essai pour déterminer le procédé de décapage le plus neutre pour l'environnement. Au terme des essais réalisés en mars 1999, c'est la technique du brossage à la main qui est retenue. Elle génère en effet moins de poussières que le sablage. L'ensemble des déchets de décapage est acheminé vers la décharge France Déchet, implantée à Bellegarde dans le Gard. Au total, le désamiantage a renchéri l'opération de 22 %. Mais les contrôles effectués en fin de chantier par le laboratoire Aib-Vinçotte basé à Chalon-sur-Saône, n'ont pas révélé de traces d'amiante aux abords du pont.

Désormais, la DDE du Lot - qui gère 11 ponts suspendus - procède systématiquement à une analyse préalable des revêtements de câbles pour détecter la présence éventuelle d'amiante. « Nous devrons résoudre un problème similaire pour le démontage d'une conduite d'eau potable, toujours sur la commune de Cajarc », reprend Marie-Christine Richet. « Nous nous sommes en effet aperçus que le revêtement isolant entourant la conduite contenait des fibres d'amiante. Mais désormais, nous avons une idée très précise des qualifications nécessaires pour intervenir sur un tel chantier. Nous connaissons également les précautions les plus efficaces pour protéger les intervenants. Et puis, nous avons identifié les filières de récupération de l'amiante (décharges de classe 1), ce qui va nous permettre d'éviter l'étape de la benne provisoire.»

«Il a fallu concevoir une procédure spécifique pour désamianter en milieu extérieur» - Marie-Christine Richet, chef de la cellule ouvrages d'art de la DDE du Lot et ingénieur TP chargée du suivi du chantier

PHOTO : Ce sont les câbles porteurs du pont qui ont été désamiantés.

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