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Lorraine Dégâts miniers : l'Etat s'engage

Laurent Miguet |  le 07/02/1997  |  France Meurthe-et-MoselleMoselleDroit de l'urbanismeCollectivités locales

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- Les dégâts miniers d'Auboué auront servi de révélateur. En convoquant, le 23 janvier à Metz, la première réunion de la conférence interdépartementale permanente sur les conséquences des dégâts miniers, Bernadette Malgorn, préfet de la région lorraine, a montré sa détermination à tirer les leçons d'une double catastrophe qui a privé de leurs logements 133 familles, le 15 octobre et le 18 novembre derniers : « Nous n'attendrons pas un nouvel Auboué pour nous réveiller », a promis la représentante de l'Etat aux élus des 129 communes réparties sur les départements de la Meuse, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle.

Répondant aux souhaits de nombreux maires qui demandaient la création d'un observatoire des dégâts miniers, le préfet de région a annoncé la création d'un conseil scientifique chargé d'assister la conférence permanente dans la détection et la prévention des risques. La direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire), le centre d'étude technique de l'équipement (Cete) de l'Est, les écoles de géologie et des mines de Nancy et des personnalités scientifiques participeront aux travaux de ce conseil. Les conséquences urbanistiques de la politique de prévention des risques se concentreront dans les zones dessinées en rouge, orange et jaune, sur les cartes présentées ce jeudi par la Drire. Aucune zone urbanisée ne se trouve dans les premières, désormais totalement inconstructibles. En revanche, 19 communes de Meurthe-et-Moselle - dont Auboué - et 5 communes de Moselle contiennent des quartiers construits en zone orange. Les permis de construire dans ces périmètres ne pourront concerner que des bâtiments de moins de 150 m2 au sol sur un maximum d'un étage. Les zones jaunes, qui concernent une commune meusienne, 9 communes mosellanes et 17 de Meurthe-et-Moselle, laissent la possibilité de construire des immeubles de 400 m2 au sol sur trois étages.

« Comment ne pas paralyser l'urbanisme de nos communes ? Nous allons entreprendre ce chantier ensemble. Un territoire qui a beaucoup souffert d'une reconversion considérable ne peut pas voir son deuxième souffle coupé. » Jacques Andrieu, préfet de Meurthe-et-Moselle, a répondu en ces termes aux élus qui craignent de voir les couleurs jaune et orange bloquer toute politique locale d'aménagement. « La reconstruction des maisons d'Auboué nous fournira l'occasion de mobiliser, dans un cadre expérimental, l'imagination des architectes et des urbanistes. Nous avons entamé des discussions en ce sens avec l'Etablissement public de la métropole lorraine », ajoute Jacques Andrieu.

Bernadette Malgorn est allée plus loin : « La loi d'aménagement et de développement du territoire permet d'imaginer l'engagement d'une procédure spécifique, dans laquelle l'Etat prendrait des responsabilités particulières. » L'idée d'une directive territoriale d'aménagement reste soumise à une question dont le préfet avoue ne pas connaître la réponse avec certitude : « Les maires sont-ils demandeurs ? »

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Bernadette Malgorn, préfet de la région Lorraine : « Nous n'attendrons pas un nouvel Auboué pour nous réveiller. »

Eaux d'exhaure : nouveau test dans les mois à venir

« Nos services viennent de connaître officiellement les intentions d'Arbed d'arrêter le pompage des eaux d'exhaure », a annoncé Bernadette Malgorn, préfet de la Lorraine, lors de la conférence interdépartementale sur les dégâts miniers qui s'est tenue le 23 janvier à Metz. Les catastrophes d'Auboué, qui se sont produites cet automne à la verticale de mines en phase d'ennoyage, ont redoublé les craintes des élus face à la perspective de la fermeture, ce printemps, des mines de fer de Lorraine et de France, exploitées par le luxembourgeois Arbed. L'arrêt du pompage polluerait les eaux utilisées jusqu'alors pour l'alimentation et bouleverserait les réseaux hydrographiques.

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