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Loire-Atlantique Une floraison d’équipements culturels sur l’île de Nantes
PHOTO - OUEST ILE NANTES 68.eps - © tetrarc

Loire-Atlantique Une floraison d’équipements culturels sur l’île de Nantes

annick loréal |  le 12/09/2008  |  ProfessionArchitectureCulture

Toujours hérissée de grues, l’île de Nantes poursuit sa métamorphose. Les projets d’équipements socioculturels se multiplient sur la partie aval de l’île, entre les anciennes nefs Dubigeon transformées par Alexandre Chemetoff (qui abritent le grand éléphant et les Machines de l’île conçues par Pierre Oréfice et François Delarozière) et l’école d’architecture (Lacaton-Vassal) où s’installeront les étudiants en février 2009.

La ville, la Samoa (mandataire), les associations et l’architecte Michel Bertreux (Tetrarc) ont finalisé le délicat projet de « La Fabrique ». L’équipement aux formes brutes et gonflées d’énergie, accueillera au flanc des nefs, les acteurs nantais des « arts émergents » dans un ensemble de 7 100 m2 Shon, comprenant des studios, des espaces de formation et deux salles de concert de 1 200 et 400 places.

Concentration d’écoles

Le blockhaus voisin est intégré au projet. Surélevé, il hébergera l’association Trempolino. Pour répondre aux contraintes acoustiques, Michel Bertreux a imaginé, pour le bâtiment principal, une « boîte dans une boîte ». Une enceinte de béton de 30 cm d’épaisseur englobe une enceinte de plâtre, qui supporte le grill technique de la grande salle. L’enveloppe, très travaillée et plissée, sera habillée de tôles galvanisées percées d’ouvertures brise-soleil. L’investissement est de l’ordre de 16 millions d’euros. Les appels d’offres seront lancés fin 2008. A terme, un troisième bâtiment destiné notamment à la danse devrait être construit en face du blockhaus.

Autre projet majeur : le transfert sur l’île, dans les halles Alstom, de l’école des Beaux-Arts, trop à l’étroit sur son site du centre-ville. La ville s’apprête à lancer l’opération. Tout à côté, un centre de recherches lié à l’univers de la création est en gestation.

Par ailleurs, Sciences Com, école de la chambre de commerce (groupe Audencia), devrait se joindre à l’école du livre et à la section « arts appliqués » du lycée La Joliverie dans un bâtiment de 10 000 m2, dessiné par l’architecte Jean-Marie Lépinay. L’opération se fera sous maîtrise d’ouvrage privée.

Pôle d’excellence arts et culture

La concentration annoncée de ces écoles sur l’île suscite déjà des décisions d’implantation de professionnels. L’agence Tetrarc va s’installer, à terme, dans l’immeuble qu’elle commence à construire pour le groupe de design Coupechoux. L’agence Forma 6 devrait aussi prendre pied sur l’île, dans un bâtiment de 2 500 m2 Shon où s’installeraient aussi l’ordre régional des architectes et la maison de l’architecture des Pays de la Loire. Le promoteur OCDL Giboire a obtenu le permis de construire d’un bâtiment de 3 500 m2 Shon, dessiné par l’équipe Lipsky-Rollet, qui affiche une vocation « pôle médias » et devrait accueillir le siège de Presse Océan, voire les télévisions locales… A proximité va s’édifier un immeuble de 5 200 m2 Shon, conçu par les architectes bayonnais Leibar et Seigneurin pour l’agence de communication One Moswo, associée à un groupement d’avocats rennais.

Ces projets se situent tous à proximité ou le long de la nouvelle rue La-Noue-Bras-de Fer qui s’affirme comme la colonne vertébrale d’un pôle d’excellence arts et culture en émergence. « Cette concentration va favoriser la constitution d’un cluster d’entreprises impliquées dans le design, l’art et la culture », indique Patrick Rimbert, adjoint au maire de Nantes.

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