Logement : timide embellie des transactions en Ile de France
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Logement : timide embellie des transactions en Ile de France

laurence francqueville |  le 12/09/2013  |  BâtimentImmobilierParisTechnique

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Le marché francilien du logement a connu une "timide embellie dans un niveau d'activité encore faible" au deuxième trimestre, a indiqué le 12 septembre la Chambre des notaires de Paris/Ile-de-France. Mais les prix ne baissent pas beaucoup. Revue de détail.

Dans l’ancien, les ventes ont rebondi de 10% au deuxième trimestre 2013 (à comparer à un 2ème trimestre 2012 très faible), a indiqué la Chambre des notaires de Paris/Ile de France, lors d’une conférence de presse organisée le 12 septembre. Dans le neuf, les ventes ont progressé de 4% au 2ème trimestre. Les prix, quant à eux, résistent, ne baissant que de 1 à 3% selon les zones.

A Paris, le volume de ventes d’appartements a gagné 5% au 2ème trimestre 2013 par rapport à la même période de 2012 (mais -32% par rapport au 2ème trimestre de la période de référence 1999-2007). Ce qui laisse présager un niveau de transactions sur l’année d’environ 28 000 logements, revenant au niveau de 2009. Les prix au m² des appartements anciens ont reculé de 1,9% sur un an, à 8 200 euros. L'arrondissement le plus cher reste le 6ème à 12 000 euros/m² (-8,8% sur un an) et le moins cher, le 18ème à 7 310 euros/m² (-0,7% sur un an), soit un écart de prix de 2,1, "le plus bas depuis bien longtemps", selon Elodie Fremont, notaire à Paris, puisqu’il était encore de 4,5 au dernier trimestre 2000. Les prix des appartements anciens ont toutefois reculé dans tous les arrondissements à l'exception de quatre: le IIe (+1,6%), le IVe (+3,2%), le XIIe (+1,3%) et le XIXe (+2,9%). Pour Philippe Sansot, notaire à Montmorency, « nombre d’investisseurs calculent les plus-values de cession potentielles, et compte tenu de leur fiscalisation, prennent la décision de remettre leur appartement à la location », intervenant lors du club notarial immobilier qui s’est tenu également le 12 septembre.

Rebond plus prononcé des ventes en petite et grande couronnes

Le rebond des transactions est plus prononcé en petite couronne, tant pour les appartements anciens (+11% sur le 2ème trimestre mais -17% par rapport à la période de référence) et neufs (+16%), que pour les maisons anciennes (+11% au 2ème trimestre et -19% par rapport à la période de référence), zone où sont encore enregistrée un quart des transactions de maisons franciliennes. En revanche, les prix sont assez stables.

En grande couronne, les transactions ont augmenté de 8% pour les appartements anciens et reculé de 1% pour les appartements neufs, avec une quasi-stagnation des prix. Le volume de ventes de maisons a bondi de 16% dans l’ancien et chuté de 16% dans le neuf. Les prix des maisons anciennes n’ont pas beaucoup évolué en moyenne globale (-1,8% sur un an). En revanche, d’une ville et d’un quartier à l’autre, les choses peuvent évoluer sensiblement. « Au-delà d’un certain niveau de prix, il n’y a quasiment plus d’acheteur, note Philippe Sansot. Et plus généralement, le rêve du Français d’avoir une maison avec un terrain sans vis-à-vis a vécu en région parisienne. On sent une préférence de plus en plus marquée pour la proximité des services. Les promoteurs ne s’y trompent pas et ne vendent d’ailleurs pratiquement plus que des maisons de ville aujourd’hui».

Pas plus de 180 000 transactions franciliennes en 2013

Malgré cette embellie, les notaires restent prudents en matière de prévisions pour l’ensemble de l’année. L’insuffisance de logements dans la région et les taux d’intérêt bas, qui devraient dynamiser le marché, sont contrebalancés par la morosité ambiante et l’attentisme des clients potentiels, notamment en raison de la réforme de la fiscalité des plus-values de cession (« malgré l’abattement provisoire de 25%, les propriétaires ne se précipitent pour  vendre », explique M. Sansot), le fait que les vendeurs ne veulent pas baisser les prix, la faible visibilité à long terme donnée aux investisseurs, l’alourdissement de la fiscalité en général et dans l’immobilier en particulier (droits de mutation notamment).

Les transactions devraient s’établir autour de 170 000 à 180 000 en Ile-de-France, soit bien moins que les 200 à 230 000 de la période de référence. Quant aux prix, ils devraient rester assez stables.

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