Logement

Logement social : SNI devient CDC Habitat

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

La filiale de la Caisse des dépôts (CDC) se rebaptise CDC Habitat et va « infléchir sa stratégie », en intervenant désormais aussi en dehors des métropoles, en multipliant les partenariats et en accompagnant la restructuration du logement social. Cet accompagnement passerait par exemple, par la création de plateformes de services.

Adieu SNI bonjour CDC Habitat. Le 1er février, la filiale foncière de la Caisse des dépôts va changer de nom pour faire « apparaître davantage la cohésion de l’ensemble de l’action » de la CDC en faveur de l’habitat – fonds d’épargne, directions régionales et donc CDC Habitat – a expliqué, mardi 30 janvier, André Yché, président du directoire du groupe. « Cela met en lumière que nos actions sont tournées vers l’intérêt général, plus que par le passé », ce qui va se traduire par un « infléchissement de la stratégie », a-t-il ajouté.

Si l’action de la SNI était « très centrée sur les métropoles pour faire du logement intermédiaire mais aussi du logement social », CDC Habitat « interviendra aussi dans des territoires périphériques ». « Nous acceptons aussi de faire davantage de partenariat, en prenant des participations minoritaires, de 30% ou 35%, sans être assurés de devenir majoritaires », a encore indiqué M. Yché.

 

Jouer un rôle dans la restructuration des HLM

 

CDC Habitat va également « affirmer son rôle » dans la restructuration du secteur HLM engagée par le gouvernement, via une ponction de 1,5 milliard d’euros dès 2018 dans les ressources des bailleurs sociaux, en « facilitant les évolutions nécessaires » de ces derniers.

 » Nous préparons une offre de services qui fera intervenir les filiales de la Caisse des Dépôts, au premier rang desquels CDC Habitat, pour mutualiser des fonctions support que l’on pourrait proposer au sein d’une direction régionale pilotée par CDC, dévoile Bruno Bataille, directeur génél de la SAMO à Nantes, du groupe CDC Habitat. Cette structure, de type GIE (groupement d’intérêt économique), serait ouverte aux bailleurs sociaux qui souhaiteraient y adhérer pour bénéficier de support de métiers (assistance à maîtrise d’ouvrage, bourse d’emploi, service d’information communs, etc.) Evidemment, la dimension financière serait portée par la CDC. « 

Par ailleurs, « pour bénéficier d’un soutien financier exceptionnel de la CDC, les organismes devront rentrer dans des démarches de mutualisation » auxquelles CDC Habitat va concourir « dans les zones tendues, mais aussi dans des villes moyennes », en prenant des participations au capital des bailleurs sociaux ou en leur accordant « des facilités de trésorerie », détaille M. Yché. « Le positionnement de la CDC est lié aux annonces relatives à la loi Logement attendue en mars et aux dispositifs d’accompagnement » auxquels elle va concourir côté public, à l’instar d’Action Logement (ex-1% Logement) côté privé, précise-t-il.

CDC Habitat pourrait ainsi apporter un financement à des programmes de renouvellement urbain « mal en point », tout en « en laissant la gestion à l’organisme désigné par la collectivité ».

 

Développer l’hébergement d’urgence

 

La SNI a lancé la construction de « quelque 22.000 » logements intermédiaires et devrait « lancer de nouveaux fonds d’investissement pour retrouver, avec des investisseurs privés, de nouvelles ressources pour faire à la fois du logement intermédiaire et un peu de logement social ».

Après avoir repris au groupe Accor 62 hôtels premier prix devenus des structures d’hébergement et d’accueil gérées par l’intermédiaire de sa branche Adoma, les rachats se font désormais « au fil de l’eau ». « Nous avons encore un potentiel d’achat d’une quarantaine d’hôtels. Une dizaine (d’opérations) sont en cours de négociation, pour répondre au plan du président de la République d’augmentation des capacités d’accueil », en fonction des besoins « signalés par chaque préfecture ». La SNI a consommé « environ la moitié » des 200 millions d’euros (50% en fonds propres, 50% en prêts de la Banque de développement du Conseil de l’Europe) qu’elle pouvait investir sur cette opération, qualifiée d' »équilibrée » par M. Yché.

« On ne fait pas une marge extraordinaire, sauf qu’au bout de 10 ans les hôtels reviendront à Adoma pour un prix très modique », « de l’ordre de 10 millions d’euros pour 5 à 6.000 chambres », explique-t-il. « Pour l’Etat cela diminue de moitié la facture par rapport à ce que coûtaient les nuitées d’hôtel. »

Premier bailleur social de France, CDC Habitat gère un patrimoine de 191.029 logements sociaux, 86.387 logements intermédiaires et 76.912 logements « très sociaux » ou d’hébergement d’urgence (Adoma) et 70.913 logements des sociétés immobilières d’outre-mer (Sidom).

 

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