Logement

Logement neuf : la demande faiblit

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Politique du logement

Le ministère de l’Ecologie vient de publier les chiffres des autorisations de construire et des mises en chantier en janvier 2012. La forte baisse enregistrée sur un mois, contrecoup d’une fin d’année 2011 très dynamique, peut aussi largement être attribuée à une météo rigoureuse.

29 659 logements neufs ont été mis en chantier en janvier contre 43 788 en décembre, selon les chiffres du ministère de l’Ecologie publiés mardi 28 février. Cette forte chute d’un mois sur l’autre est due aux mauvaises conditions météorologiques du mois de janvier, à la chute des crédits immobiliers accordés et au contrecoup des anticipations de fin 2011. En données brutes, sur les douze derniers mois, les mises en chantier de logements neufs progressent encore de près de 20% avec 424 774 à fin janvier. En données corrigées des variations saisonnières, les mises en chantier totales ont également progressé de 2,6% sur un mois et de 8,4% sur les trois derniers mois (novembre-janvier) par rapport à la période août-octobre.

Du côté des autorisations de construire, le coup d’arrêt est encore plus net : 0% en janvier et -0,3% sur les trois derniers mois en données corrigées des variations saisonnières. En données brutes, 466 197 logements ont été autorisés en janvier sur douze mois cumulés (+15,1%).

Le secteur de la maison individuelle est en première ligne de la baisse de la demande : +1% pour les autorisations de construire sur les douze derniers mois et -5,4% sur les trois derniers mois. L’activité est donc quasiment exclusivement soutenue par le logement collectif (+35,3% pour les permis délivrés et +32,9% pour les mises en chantier), même si l’impact du dispositif d’investissement locatif Scellier commence à s’atténuer.

Forte baisse des ventes

Le ministère a également publié les chiffres des ventes de logements par les promoteurs pour l’année 2011. Elles ont chuté de 10,5% l’an dernier à 103 300 logements (93 300 logements collectifs, soit -9,1%, et 10 000 maisons, soit -21,5%). Et ce malgré le sursaut prévisible du quatrième trimestre (+4,1% par rapport au quatrième trimestre 2010) pour profiter du taux d’amortissement de 22% avant qu’il ne tombe à 13% en 2012. « La diminution s’explique notamment par les contraintes qui pèsent sur l’accès au crédit et par les efforts de recentrage des aides publiques vers les zones où la construction est la plus nécessaire », a expliqué le ministre du Logement, Benoist Apparu.

Pourtant les hausses de prix ont été limitées. Au quatrième trimestre 2011, le prix moyen du m² dans les immeubles collectifs a augmenté de 2,8% sur un an et celui des maisons individuelles de 2,2%. Des hausses supérieures à 10% ont toutefois été enregistrées en Ile-de-France, Auvergne et Alsace.

Pour 2012, les promoteurs immobiliers, par la voix du président de leur fédération, Marc Pigeon prévoient une baisse des ventes de logements neufs de 15 à 20%, pour tomber à 80 ou 85 000 unités.

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