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Logement : les intentions d’achat peinent à se concrétiser
Selon Logic-Immo, 73% des futurs acquéreurs pensent que c'est le bon moment pour acheter. - © Phovoir

Logement : les intentions d’achat peinent à se concrétiser

Sophie Vincelot |  le 06/07/2018  |  LogementConjoncture immobilier

Sept futurs acquéreurs sur 10 jugent qu’il est opportun d’acheter, mais ces intentions d’achat ne se traduisent pas forcément sur le marché immobilier. C’est la conclusion d’une étude réalisée par le portail Logic-Immo.

Y aurait-il un paradoxe entre le marché de l’immobilier et sa perception par les acquéreurs ? Alors que 73% des candidats à l’accession pensent que c’est le moment d’acheter, les intentions d’achat peinent à se concrétiser, notamment dans le neuf. C’est le résultat de l’Observatoire du moral immobilier de Logic-Immo réalisé sur plus de 1 200 acquéreurs, dont les résultats ont été présentés ce 5 juillet 2018.  

Car si le nombre d’acquéreurs reste élevé (3,5 millions en avril 2018), celui des vendeurs tend à baisser (ils sont 2 millions en avril 2018, contre 2,5 millions un an plus tôt), faisant anticiper à certains un marché immobilier grippé dans les prochains mois. Ainsi, 41% des futurs acheteurs pensent que le prix des maisons et appartements vont augmenter dans les 6 prochains mois et 55% que les taux remonteront. Une proportion malgré tout moindre qu’en avril 2017 (77% anticipaient des taux à la hausse).

 

Des marchés et profils d’acheteurs distincts

 

Selon les marchés, les ressentis s’avèrent différents, comme le note Stéphanie Pécault. « L’état d’esprit des acquéreurs varie en fonction de leur projet et de leur profil. » Le marché de l’ancien, dont l’activité se stabilise au premier semestre 2018, se caractérise par des acquéreurs CSP+, majoritairement des familles, avec un certain degré de maturité dans leur parcours d’acquisition (secundo-accédants entre 39 et 45 ans).

« Dans les zones tendues, l’acheteur est dans une situation d’urgence. Comme les biens se vendent très vite, il a inversé son moment réflexion : il signe le compromis de vente puis réfléchit. Ce qui fait que nous n’avons jamais connu un taux de rétractation aussi important, à 20% », note Stéphane Moquet, délégué général d’Orpi.

Du côté de la construction de maisons individuelles, les acquéreurs montrent un profil plus fragile. « Il s’agit généralement de CSP-, âgés de moins de 35 ans », observe Stéphanie Pécault. Avec le recadrage du prêt à taux zéro (dont la quotité est passée de 40% à 20% au 1er janvier 2018 en zones B2 et C, territoires de prédilection des constructeurs de maisons individuelles) et la suppression de l’APL accession, le marché accuse une sérieuse baisse (-17% de ventes entre janvier et mars 2018 par rapport au premier trimestre 2017). « Les acquéreurs ont modifié leur comportement, ils privilégient désormais le foncier sur la construction », analyse Sofiane Bouaissi, directeur des ventes chez le constructeur Maisons Pierre. Conséquence : le panier moyen d’achat est passé de 140 000 à 120 000 euros.

 

Peur de la remontée des taux

 

Le marché de la promotion fait face à des profils d’acheteurs qui sont pour l’essentiel des couples ou des personnes seules, aisés, mais primo-accédants. Avec une baisse nette des ventes en bloc, le nombre de réservations a ralenti de 10,2% au premier trimestre 2018 sur un an, selon les chiffres publiés par la FPI en mai dernier, faisant présager un marché plus terne qu’en 2017. « Nous observons que sur le marché de la primo-accession, il y a un ralentissement assez marqué. En cause, une angoisse de la clientèle par rapport à une potentielle remontée des taux de crédit et une légère hausse des prix », avance Denis Collot, directeur commercial et marketing France chez Eiffage Immobilier.

Une crainte qu’explique Maël Bernier, porte-parole du site Meilleurtaux.com : « Les clients se sont habitués aux taux bas. S’il y avait l’augmentation de ne serait-ce que d'un point, 20% des acquéreurs sortiraient. » Pour autant, une remontée des taux n’est pas à prévoir pour tout de suite selon elle : « Il y a un record de taux bas dans les zones détendues. Les banques courent après les clients parce qu’elles ont les mêmes objectifs en 2017, ce qui laissent présager une stabilité des taux. »

 

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