Logement

Logement étudiant : déjà 21 000 projets dans les cartons pour 2018-2019

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Politique du logement - Produits et matériaux - Rénovation d'ouvrage

Dans le cadre du plan « 80 000 » logements à destination des étudiants et jeunes actifs, déjà 21 000 habitations sont en projet pour la période 2018-2019. Du côté de la réhabilitation, 120 millions d’euros seront investis chaque année selon le gouvernement.  

C’est l’une des priorités du gouvernement. A l’occasion d’une journée consacrée au logement étudiant à l’Université Paris-Dauphine ce 21 novembre 2017, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires ont détaillé le plan « 60 000 » (également appelé plan « 80 000 ») qui prévoit la construction de 80 000 logements sur le quinquennat, parmi lesquels 60 000 logements étudiants et 20 000 habitations pour les jeunes actifs.

« Notre objectif est de mieux accueillir les étudiants. Nous avons déjà en projet 21 000 logements étudiants pour 2018-2019 », a présenté Frédérique Vidal. Pour la ministre, cette construction massive de logements doit s’accompagner d’un effort de réhabilitation. « 4 400 logements ont été réhabilités à la rentrée 2017. Chaque année, 120 millions d’euros seront investis dans ces réhabilitations. Notre souhait est à terme d’engager la réhabilitation de l’ensemble du parc », complète l’ancienne présidente de l’université Nice-Sophia-Antipolis.

 

40 390 places créées sous le quinquennat précédent

 

Le gouvernement entend ainsi doubler l’objectif du plan logement étudiant mis en place lors du précédent quinquennat. « Ce plan « 40 000 » a été une véritable réussite puisque ce sont plus de 40 390 places qui verront le jour d’ici la fin 2017, prioritairement créées dans les grandes agglomérations. Nous voulons aller encore plus loin, afin de faire face au choc démographique étudiant », a ajouté Frédérique Vidal. En effet, pour la rentrée 2016-2017, le nombre d’inscriptions étudiantes dans l’enseignement supérieur a augmenté de 2,3% sur un an pour atteindre 2 609 700, selon le ministère de l’enseignement supérieur.

Pour atteindre les 80 000 logements, le gouvernement « veut donc poursuivre la libération du foncier avec l’objectif de construire plus et moins cher », a abondé Julien Denormandie. « Sans terrain disponible, on ne peut pas construire plus de résidences étudiantes. C’est pourquoi nous avons mis en place des dispositifs pour créer un choc fiscal, afin d’inciter tout propriétaire ou entreprise à libérer du foncier. »

Ce plan passera aussi par une collaboration étroite avec les bailleurs sociaux et Action Logement qui, comme l’a rappelé le secrétaire d’Etat, assurent les modalités de financement des programmes. Dans le détail, l’ex-1% Logement co-financera avec l’Etat 40 000 logements, dont les 20 000 destinés aux jeunes actifs, indique le protocole signé ce mardi 21 novembre entre l’organisme paritaire et le gouvernement en marge de la convention annuelle d’Action Logement.

 

Focus

Outre la création d’un plan de 8O OOO logements, le gouvernement entend mettre en place d’autres dispositifs pour faciliter l’accès au logement pour les étudiants. Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, a rappelé, à l’occasion d’une journée consacrée au logement étudiant à l’Université Paris-Dauphine ce 21 novembre 2O17, l’élargissement de la caution locative gratuite Visale. La nouvelle version du dispositif offrira aux étudiants une caution locative gratuite sans distinction de statut, alors qu’elle était initialement destinée aux chômeurs ayant retrouvé un emploi ou aux salariés en mobilité professionnelle.

Par ailleurs, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, également présente lors de cette journée, a également évoqué la création d’un Observatoire national du logement étudiant au premier trimestre 2O18. Objectif : « identifier le besoin de foncier public, mais aussi analyser toutes les démarches au niveau territorial pour faire émerger des observatoires régionaux », comme le rappelle la ministre.

 

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