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Lille L'immobilier de bureaux rééquilibré

le 04/04/1997  |  NordFrance Collectivités localesMarchés publicsImmobilier

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-Les transactions concernent surtout le marché d'occasion. -Faible niveau des constructions, le programme Euralille devrait être rempli fin 1997.

L'offre lilloise de bureaux sera bientôt insuffisante. Telle est la conviction paradoxale affirmée par les professionnels de l'immobilier de la métropole et argumentée dans une étude détaillée réalisée par Arthur Loyd.

Au cours de l'année 1996, 104 000 m2 de bureaux ont été commercialisés dans la métropole lilloise, soit 17 % de plus qu'en 1995. Ce bon score témoigne du dynamisme du tissu économique local, selon les professionnels du secteur. En effet, 80 % des transactions sont le fait d'entreprises locales qui, pour la plupart, déménagent pour des locaux plus spacieux.

Baisse des prix

La majeure partie des transactions concerne le marché de « seconde main » qui a progressé de 56 800 m2 en 1995 à 74 000 m2 en 1996. Les commercialisations de bureaux neufs sont restées stables à 30 000 m2 ce qui « éponge » une large partie du stock disponible, hors Euralille. De fait, les opérations nouvelles « en blanc » produites en 1996 ont toutes trouvé preneur. Les stocks sont concentrés sur Euralille, mais diminuent. Les investisseurs-propriétaires des tours ayant d'une part, baissé les prix de location et d'autre part, décidé d'occuper eux-mêmes quelques étages de la tour Lille-Europe, toujours vide à ce jour. L'UAP va ainsi occuper les 6 premiers étages et la Caisse des dépôts 4 étages en hauteur de même que la BNP.

L'ensemble du programme Euralille devrait être rempli à la fin de l'année 1997, selon Daniel Dorchies d'Arthur Loyd. L'opération-phare n'a pas attiré autant de firmes étrangères qu'on le prévoyait et ne s'est pas commercialisée aux hauts tarifs initiaux, mais est rentrée dans la norme du marché lillois. Si bien qu'en 1998, le stock de bureaux neufs pourrait être très insuffisant face à une demande qui recherche désormais des produits immobiliers de qualité. Car aucun programme nouveau n'est en cours. Le marché devrait s'orienter en 1997 et 1998 encore plus fortement vers le seconde main. Ce qui suppose des travaux de rénovation pour adapter à l'offre les immeubles anciens, par exemple ceux libérés par les prochains occupants de Lille-Europe.

L'ENTRETIEN : PASCAL DUYCK

« L'euro devrait favoriser l'intervention d'investisseurs étrangers »

Analyse du responsable de l'observatoire des bureaux de la Chambre de Commerce de Lille

Qu'est-ce qui bloque le lancement de nouvelles opérations de bureaux ?

Les promoteurs sont dans l'incapacité de lancer de nouveaux programmes. Les banquiers ne veulent plus suivre.

Et les rares investisseurs qui acceptent de porter une opération imposent des conditions draconiennes telles que des baux de 6 à 9 ans, des taux de rendement supérieurs à 10 % et des signatures d'utilisateurs très réputées.

L'arrivée de l'euro en 1999 va-t-elle ouvrir de nouvelles perspectives ?

L'euro devrait favoriser l'intervention d'investisseurs étrangers en fluidifiant les marchés financiers. Nous sommes déjà contactés par des fonds de pension surtout néerlandais, mais aussi britanniques et même américains qui envisagent des investissements à Lille. On devrait voir cet intérêt pour Lille se traduire par des réalisations concrètes à partir de 1999.

PHOTO : Euralille se remplit, après avoir aligné ses tarifs sur le marché lillois. Mais la tour Lille-Europe n'est occupée que sur quelques étages.

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