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Lifting complexe pour le viaduc du Viaur

jean-marie constans |  le 13/06/2014  |  Collectivités localesBâtimentAveyronTarnFrance entière

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Pas moins de deux ans seront nécessaires pour mener à bien le grand lifting du viaduc du Viaur, qui vient de commencer. Œuvre de l’ingénieur Paul Bodin, achevé en 1902, l’ouvrage métallique de 460 mètres de long franchit à 116 mètres de hauteur la brèche du Viaur - frontière naturelle entre le Tarn et l’Aveyron -, sur la ligne ferroviaire Toulouse-Rodez. Au total, 67 000 m 2 de surface seront traités. Ce chantier est réalisé dans le cadre du plan rail Midi-Pyrénées.

Amiante et confinement

Vérifiée à l’occasion d’un chantier test en 2012, la présence d’amiante dans l’actuelle protection anticorrosion nécessite la mise en confinement de la structure ainsi qu’une protection spécifique du personnel. Les pièces métalliques fragilisées par la corrosion et 3 800 rivets défectueux seront remplacés. Les travaux se dérouleront en deux phases. La première, qui doit s’achever en septembre, afin de rétablir la circulation interrompue des trains, concerne le tablier du viaduc. La deuxième portera sur les piles et les arches.
Le traitement du tablier implique la mise en place d’un platelage, avec un échafaudage suspendu sur toute la longueur de la structure - 1 000 tonnes d’échafaudage seront installées. L’intervention des entreprises s’effectue par zones successives de deux fois 35 mètres, symétriquement à partir de chaque extrémité du viaduc, selon un calcul prenant en compte la prise au vent afin d’équilibrer les efforts pour maintenir une bonne stabilité. Chaque zone, isolée grâce à une bâche thermorétractable, est mise en dépression, les ouvriers étant équipés d’un dispositif d’adduction d’air. En tout, 45 000 mètres carrés seront ainsi confinés. L’ensemble des opérations, décapage par sablage, remplacement des pièces et rivets défectueux, et peinture - trois couches époxy et polyuréthane avec contrôle d’épaisseur, soit 50 000 litres de peinture anticorrosion -, est réalisé successivement pour chaque zone. Un système d’aspiration permet de collecter les résidus de décapage dans une centrale de stockage avant leur envoi dans un centre spécialisé. Une semaine à dix jours sont nécessaires pour traiter une zone de deux fois 35 mètres.
Le traitement des arches, selon le même principe de phasage et de symétrie, débutera courant septembre. Compte tenu des difficultés liées au relief, des héliportages seront alors nécessaires pour amener le matériel et créer des zones de stockage au pied des piles.

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PHOTO - 797925.BR.jpg - © Jean-Marie Constans
Fiche technique

Maître d’ouvrage : Réseau ferré de France (RFF). Maîtrise d’ouvrage déléguée : Systra. Maîtrise d’œuvre : groupement Ingerop, loa, Antea. Entreprises : Lassarat (mandataire), Maes (décapage, peinture) ; Baudin Chateauneuf (pièces métalliques) ; Hussor Erecta (échafaudages). Coût : 26,6 millions d’euros, région Midi-Pyrénées (59,2 %), RFF (33,3 %), Etat (7,5 %).

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