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LGV Rhin-Rhône : deux nouvelles gares modèles
Présentation virtuelle de la future gare TGV Belfort-Montbéliard sur la LGV Rhin-Rhone. - © © SNCF

LGV Rhin-Rhône : deux nouvelles gares modèles

Frédérique Vergne, Laurent Miguet et Christiane Perruchot |  le 29/11/2011  |  Côte d'OrNièvreRhôneFrance entièreEurope

Inaugurées par Nathalie Kosciusko-Morizet le 1er décembre, les deux nouvelles gares de la LGV Rhin-Rhône, Besançon Franche-Comté et Belfort-Montbéliard, illustrent  ce que seront les gares de demain. Intermodalité, accessibilité et éco-construction en sont les maîtres-mots.

«Le concept qui a présidé à la définition de ces projets se résume en deux mots : innovation et durabilité. Nous avons souhaité donner forme à la gare de demain, à la fois performante et vertueuse», explique  Roland Legrand, Directeur de la Mission Gares Nouvelles chez Réseau Ferré de France.
Les deux nouvelles gares, mises en service le 11 décembre, sur la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Rhin-Rhône Branche Est témoignent donc d’une nouvelle façon de concevoir les aménagements ferroviaires en privilégiant l’intermodalité, les services aux voyageurs, l’accessibilité et le développement durable.

Implantées au cœur de deux aires urbaines majeures,  et construites en périphérie des villes, les deux gares ont la vocation de desservir les bassins de population les plus denses de l’axe Rhin-Rhône.  Près d’un million de voyageurs transiteront chaque année par chacune des deux gares. Pour répondre à cet enjeu, elles ont été conçues comme des pôles d’échanges multimodaux, permettant de faire se côtoyer les trains, les bus, les voitures et les deux roues dans un ensemble intégré et cohérent.  Elles bénéficient par ailleurs d’un raccordement optimal avec le réseau urbain, comme à Besançon où une voie unique  relie la nouvelle gare TGV à la gare de Besançon-Votte avec passages simultanés des TGV et TER.

Gares éco-durables

Avec l’objectif de créer des projets éco-durables, à la fois inscrits dans leur cadre naturel et exemplaires en termes de gestion de l’énergie, les maîtres d'oeuvre et d'ouvrage ont intégré l’idée de développement durable dès la phase de conception. La solution choisie a été d’exploiter les énergies renouvelables en se dotant d’équipements spécifiques. Ainsi, la gare de Besançon TGV, qui s’est vue attribuer les deux certifications HQE et BBC est équipée d’une chaufferie bois qui assure les besoins essentiels en chauffage des 3 000 m2 de surface utile et de 300 m2 de modules photovoltaïque qui produisent 40 000 kWh d’électricité par an. Une station solaire alimentée par des capteurs qui produit plus de 30 % des besoins annuels en eau chaude sanitaire vient compléter le dispositif.
Parallèlement, la conception architecturale reflète la volonté  d’insertion des aménagements dans le paysage naturel. Semi-enterrée, la gare de Besançon Franche-Comté est recouverte d’une toiture végétalisée qui recouvre l’édifice et les rampes d’accès aux trains. La gare de Belfort-Montbéliard TGV est quant à elle conçue comme une vaste fenêtre sur la nature. Sur la zone de stationnement, un talus végétalisé joue un rôle de collecteur naturel qui assure la récupération des eaux de pluie.

Autre axe prioritaire, l’accessibilité. Pour favoriser l’accès des personnes à mobilité réduite, des équipements complets et innovants ont été mis en place : ascenseurs, bandes de guidage podotactiles, balises sonores, rampes d’accès, mobiliers abaissés…

Si pour RFF, les deux nouvelles gares de Besançon Franche-Comté et de Belfort-Montbéliard préfigurent les gares du futur, elles sont d’autant plus emblématiques que la gestion de ces projets s’est établie sur un mode inédit : la maîtrise d'ouvrage des bâtiments voyageurs et des espaces extérieurs, ainsi que la conception de l'ensemble du projet ont été assurées par la SNCF, qui a investi 60 millions d'euros, alors que les quais, leurs accès et les voies ont été réalisés par Réseau Ferré de France, lequel a investi quelque 25 millions d’euros pour les travaux relevant de son périmètre.

Pour plus de détails, retrouvez les articles issus du Cahier détaché Le Moniteur du 25 novembre 2011 (liens ci-contre)

-          La gare de Belfort-Montbéliard, âme de l’aire urbaine PDF de l'article

-          Mulhouse-Besançon : près des parvis, les affaires reprennent

Pour acquérir des exemplaires de ce hors-série consacré au LGV Rhin-Rhône et à la LGV Est européenne., vous pouvez contacter notre service diffusion à l’adresse suivante : [email protected]. Prix au numéro : 6,50 €

Pour en savoir plus, cliquez ici

Inspirée de la chaudronnerie, la gare Belfort-Montbéliard TGV s’impose comme une grande coque recouverte d’une peau de métal. Elle est conçue comme une gare pont, au centre de laquelle, un quai unique de 400 m de long dessert quatre voies, réparties
Inspirée de la chaudronnerie, la gare Belfort-Montbéliard TGV s’impose comme une grande coque recouverte d’une peau de métal. Elle est conçue comme une gare pont, au centre de laquelle, un quai unique de 400 m de long dessert quatre voies, réparties
Le tracé de la branche est de la LGV Rhin-Rhône
Le tracé de la branche est de la LGV Rhin-Rhône
« Un partenariat modèle»

A quelques jours de la mise en service de la LGV Rhin-Rhône, Frédéric Michaud, directeur du développement de Gares et Connexions présente les deux dernières gares construites sous maîtrise d'ouvrage de la SNCF, avant le passage de relais à RFF.

Quelles évolutions apportent les gares de la LGV Rhin-Rhône?

Les gares de Besançon-Franche-Comté et de Belfort-Montbéliard incarnent une conception plus aboutie en termes de services, intermodalité et développement durable. La belle architecture se conjugue avec le confort des usagers et une concentration de services immédiatement accessibles. Les gares Rhin-Rhône sont les premières certifiées haute qualité environnementale. Un audit extérieur a validé des objectifs définis dès la conception. Les choix énergétiques - panneaux photovoltaïques, isolation, portes ouvrantes pour éviter la déperdition de chaleur - répondent au souci d'exploitation des bâtiments de voyageurs, par définition énergivores. La connexion des gares Besançon-Franche-Comté TGV et Viotte montre l'exemple d'une utilisation intelligente du réseau existant.

Le partenariat avec les collectivités locales, particulièrement poussé pour la modernisation de la gare du centre-ville de Besançon, ne complique-t-il pas le jeu ?

Les projets partenariaux exigent du temps pour mûrir, en raison de l'enchevêtrement des enjeux fonctionnels, fonciers et économiques. Gares et Connexions a endossé le rôle d'ensemblier pour faire aboutir un projet partagé par tous les organisateurs de transport autour de la gare Viotte. La question foncière est réglée, y compris les terrains de la Sernam et le réaménagement du parking. Les travaux démarrent en 2012 avec plusieurs maîtres d'ouvrage : la SNCF pour le bâtiment voyageur et le parking, les collectivités locales pour les aménagements extérieurs.

Confirmez-vous que les gares Rhin-Rhône sont les dernières réalisées sous maîtrise d'ouvrage de la SNCF ?

L'Etat a décidé de confier la maîtrise d'ouvrage des gares nouvelles à Réseau Ferré de France. Gares et Connexions en restera le gestionnaire, associé à l'élaboration des programmes. Nous concentrons désormais notre énergie sur les gares existantes des grandes agglomérations. C'est un chantier énorme et permanent. Ainsi, les neuf gares connectées à la ligne Rhin-Rhône bénéficient de 22 millions d'euros de travaux de modernisation respectueux de l'architecture préexistante.

La LGV Rhin-Rhône fait toujours débat

En débat public jusqu'au 31 janvier 2012, la ligne Paris-Orléans-Clermont-Lyon (Pocl) s'est invitée au débat sur la LGV Rhin-Rhône, animé par Le Moniteur au salon Entreprissimo, le 25 novembre à Dijon. L'opportunité de désenclavement que ce projet offre à l'ouest de la Bourgogne, en particulier pour la ville de Nevers, crée une sérieuse concurrence aux deux autres branches du projet Rhin-Rhône. Les 3,5 milliards d'euros d'investissements nécessaires à la branche ouest, pour rejoindre la LGV Paris-sud-est par la traversée de l'agglomération dijonnaise, interpellent Michel Bernard, vice-président de la CCI Côte-d'Or. Pour Michel Neugnot, vice-président du conseil régional de Bourgogne, la Pocl réduit l'utilité de la branche sud. La réhabilitation de la ligne voyageurs Paris-Lyon-Marseille et de la ligne de fret de la Bresse n'est-elle pas plus opportune, s'interroge Denis Thomas, conseiller général et président de l'association Dijon Côte-d'Or Bourgogne TGV ? Au contraire, Philippe Trimaille, président du club TGV de Mulhouse, et Didier Martin, vice-président du Grand Dijon, réaffirment la vocation européenne du projet à trois branches de la LGV Rhin-Rhône.Les retombées immédiates font en revanche l'unanimité. Vincent Martin, président du club TGV de Dijon, Thierry Bregnard, chef du service de l'économie du canton du Jura-Suisse comme le mulhousien Philippe Trimaille se réjouissent des nouvelles proximités interrégionale et transfrontalière.

Propos recueillis par Christian Perruchot

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