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LGV Bordeaux-Toulouse : « Si on avait les moyens, volontiers, mais on n'a pas les moyens » (Nicolas Hulot)
Le ministre de la Transition écologique répète son opposition à la construction de cette ligne, en invoquant des motifs budgétaires et la priorité aux rénovations de lignes. - © © DR

LGV Bordeaux-Toulouse : « Si on avait les moyens, volontiers, mais on n'a pas les moyens » (Nicolas Hulot)

Orianne Dupont (Bureau de Bordeaux du Moniteur) |  le 30/08/2017  |  SantéTechniqueEnvironnementEtatTransports mécaniques

Le ministre de la Transition écologique a laissé entendre sur France Info que la LGV Bordeaux-Toulouse ne verrait pas le jour.  Les élus de la région, qui travaillent sur le dossier, ne décolèrent pas et se réunissent prochainement.

« Ce n’est pas la priorité de faire de nouvelles lignes à grande vitesse. La priorité c’est d’arriver à l’heure et d’avoir des transports confortables. Si on avait les moyens, volontiers. Mais on n'a pas les moyens. » Ce mercredi 30 août au matin, sur les ondes de France Info, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot semblait peu enclin à prolonger vers Toulouse la LGV Paris-Bordeaux, inaugurée cet été.

Coup de grâce pour le Grand Projet ferroviaire du Sud Ouest (GPSO) pour lequel les élus d’Occitanie se battent estimant que Toulouse et son économie ne peuvent pas rester à l’écart de la LGV. Depuis le printemps, l’affaire semble pourtant mal partie avec l’annulation par le tribunal administratif de Bordeaux de la déclaration d’utilité publique des aménagements de la future LGV vers Toulouse fin juin, et les réserves émises par les ministres le jour de l’inauguration de la LGV Tours-Bordeaux – « les élus doivent comprendre notre point de vue qui est pragmatique. Nous ne sommes pas des magiciens », avait déclaré Nicolas Hulot.

Une rencontre avec la ministre des Transports prévue à la rentrée

Au vu des échanges, récents et prévus, entre les élus locaux et le gouvernement, ce coup d’arrêt semble précipité. Durant l’été, les élus ont continué à travailler sur les financements du projet (7,5 milliards d’euros), qu’ils souhaitent innovants.

Carole Delga, présidente de la région Occitanie, a rencontré la ministre des Transports Elisabeth Borne, début août. « Les projets de LGV Bordeaux-Toulouse (GPSO) et Montpellier-Perpignan (LNMP) ont été validés par le gouvernement précédent : près de 150 millions d'euros de dépenses en études et en acquisitions foncières ont déjà été engagés. Nous avons convenu avec la ministre des Transports, qu'à la rentrée, nous étudierons ensemble les différents scénarii proposés par les collectivités quant au financement (taxe poids lourds en transit international pour laquelle la Région a proposé d'être territoire pilote, modulation de la TICPE, ressources de l'AFITF, etc.) et au portage (société de financement ou de réalisation) de ces projets. Je suis pleinement engagée pour qu'ils voient le jour dans une collaboration constructive et partagée avec l'Etat : il n'est pas imaginable que la France de la Grande Vitesse se développe en laissant à l'écart l'Occitanie et ses 6 millions d'habitants, sa capitale régionale et 4e ville française Toulouse, ainsi que ses nombreuses agglomérations dans le sud-ouest et sur le littoral méditerranéen. C'est une question de justice et de solidarité territoriale », avait-elle déclaré le 2 août, à l’issue de cette rencontre.

"L'Etat a pris des engagements, tout comme Emmanuel Macron"

Pour Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, ces propos n’engagent que le ministre. «L’Etat a pris un engagement en 2013, tout comme Emmanuel Macron durant sa campagne. Il a toujours été dit que Tours-Bordeaux-Toulouse était un tout, avait-il rappelé à Bordeaux le jour de la cérémonie d’inauguration de la LGV Tours-Bordeaux, les collectivités de Midi-Pyrénées ont d’ailleurs financé la LGV SEA à hauteur de 320 millions d’euros.»

Un rendez-vous entre Carole Delga, Jean-Luc Moudenc, Alain Juppé, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole et Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine et  la ministre des Transports était d’ailleurs déjà programmé mardi prochain (5 septembre) , avant ces déclarations.

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