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Levage spectaculaire en gare de Versailles-Chantier
La passerelle a été posée à 76 m de portée grâce à une grue de 650 t. - © Pierrick DAUL / Ville de Versailles

Levage spectaculaire en gare de Versailles-Chantier

Gilles Rambaud |  le 16/02/2015  |  Ouvrage d'artMatériel de chantierTransportsYvelinesTechnique

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Une passerelle de 100 m a été installée au-dessus des voies ferrées grâce à l’intervention d’une grue géante.

La gare de Versailles-Chantier, à deux pas du château de Versailles, accueille quelques 65 000 passagers et 500 trains par jour. Autant dire que fermer pour travaux un tel nœud de communication pose d’énormes problèmes. D’où la volonté du maître d’œuvre, la SNCF, de procéder le plus rapidement possible pour poser une nouvelle passerelle au-dessus des voies. La méthode choisie est celle du levage lourd : de gros éléments préfabriqués sont posés d’un coup, ce qui permet de réduire le temps de fermeture à la circulation à quelques heures seulement.

En l’occurrence ce sont deux sections la passerelle mesurant chacun 50 m de long et pesant l’un et l’autre près de 100 t qui ont été mis en place dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 février 2015. Mais cela a exigé l’intervention d’une grue de très forte capacité : la toute nouvelle Terex SL3800 de Dufour, une grue sur chenilles de 650 t qui effectuait là son deuxième chantier.

100 t à 76 m de portée

Aux commandes, Kevin Dusautois, grutier chez Dufour. « C’est la portée qui est ici exceptionnelle : 76 m ! Impossible de poser 100 t à cette distance avec une quelconque grue télescopique. Seule une grue à treillis peut y parvenir ».

Plus puissances, ces machines ont cependant un inconvénient : elles doivent être livrées en pièces détachées et montées sur le chantier. La SL 3800 est ainsi arrivée à Versailles à bord de 37 camions, son montage a duré 3 jours. « En tout nous avons apporté 550 t de contrepoids » souligne Kevin Dusautois. Ceux-ci sont disposés pour partie sur la tourelle de grue, pour partie dans un panier suspendu à l’arrière du « Superlift ». Il s’agit d’une seconde flèche reliée à la flèche principale et qui porte un contrepoids additionnel (ici 325 t). La seconde flèche se déporte vers l’arrière quand la flèche principale de déporte vers l’avant. Du coup le contrepoids additionnel s’écarte et rétablit l’équilibre.

Indispensable pour atteindre les 76 m de portée, mais encombrant sur le chantier. C’est pourquoi le coup de crochet se déroule en trois étapes. D’abord la grue soulève la passerelle et effectue une rotation. Elle s’immobilise juste au-dessus des contrepoids additionnels qui lui sont alors attachés. Elle commence enfin à monter sa charge à 80 m puis abaisse doucement sa flèche pour atteindre les 76 m de portée. A ce moment le « Superlift » a la place nécessaire pour s’étendre à l’emplacement où était entreposée la passerelle, maintenant suspendue, et bientôt posée sur ses piles.

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