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JEAN-MICHEL GRADT |  le 20/06/1997  |  Transports mécaniquesCollectivités localesTransportsTravaux sans tranchéeDroit de l'environnement

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-Le nouveau gouvernement affiche clairement son souci d'améliorer la qualité de la vie urbaine en développant les transports en commun. -Cette orientation arrive au moment où le partenariat entre élus, exploitants et industriels prend forme et où de nouveaux matériels, moins chers, vont permettre aux villes moyennes de s'équiper.

Les interventions qui seront faites au Futuroscope de Poitiers, les 23 et 24 juin prochains, dans le cadre du premier carrefour du Prédit (programme de recherche et de développement dans les transports terrestres) montrent qu'un vent de renouveau souffle sur le secteur des transports. Tant du point de vue stratégique (priorité politique affichée, réutilisation des emprises ferroviaires en site urbain, lancement d'appels d'offres pour Clermont-Ferrand, Orléans, etc.) que du point de vue technique, avec en toile de fond la bataille qui s'annonce autour du tramway du futur, ferré ou sur pneus.

Une relance par les transports collectifs

Ainsi, avec l'arrivée d'un tandem PC/Verts aux Transports et à l'Environnement, les solutions alternatives au « tout voiture » vont être testées. « Je suis effectivement, pour ce qui concerne les zones urbaines et péri-urbaines, décidé à faire tout ce qui est possible pour améliorer la qualité de la vie. C'est là un élément fort de convergence avec le ministère de l'Environnement », annonce au Moniteur (voir notre édition du 13 juin p. 22), le ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement , Jean-Claude Gayssot.

Le Gart, souhaite aborder rapidement avec le nouveau ministre quatre chantiers de relance : un plan pluriannuel des transports urbains, dont la première étape se traduirait, dans le premier budget du gouvernement, par une réorientation des crédits affectés aux transports vers les transports publics ; la poursuite de la régionalisation des services voyageurs impulsée par la réforme de la SNCF ; la création d'emplois, grâce à la réduction du temps de travail, l'investissement, la création de métiers de proximité ; enfin, l'articulation entre urbanisme et transport, dans une perspective de développement durable.

Outre un entretien prévu avec Jean-Claude Gayssot, Jacques Auxiette propose de rencontrer Martine Aubry (Emploi), car le secteur pourrait fournir son contingent d'emplois industriels et de proximité, parfaitement en phase avec l'objectif de 350 000 créations d'emplois semi-publics annoncés par la nouvelle majorité. Mais aussi Jean-Pierre Chevènement (Intérieur), pour les questions déterminantes liées à la sécurité. Et enfin, Dominique Voynet (Environnement) pour évoquer ces points, mais aussi d'autres, comme la traduction en acte de la loi sur l'air.

Le chiffrage des besoins actuels est connu (voir « Le Moniteur » du 15 novembre 1996 p. 47). Ils sont évalués, pour les seuls projets en province, à 80 milliards de francs sur 10 ans, dont 36 milliards pour la vingtaine de projets en cours ou sur le point d'être lancés (voir encadré). Mais, loin d'investir 8 milliards par an dans le cadre d'un plan à long terme, on s'en tient à un rythme annuel de 4,5 milliards. Et le niveau moyen de subvention de l'Etat ne correspond qu'à 16 % du coût d'infrastructure du projet. Resterait donc au-delà de l'affichage d'une volonté politique à mettre en place des moyens.

Cette relance paraît d'autant plus « jouable » que le monde des transports collectifs (élus, industriels, exploitants) vit actuellement une mutation. Conscient que les besoins sont désormais ceux des villes moyennes, l'offre technique s'adapte et propose de nouveaux types de matériels (voir page 58).

De leur côté, les élus locaux mettent au point des cahiers des charges précis (voir l'exemple de Montpellier) et lancent des appels d'offres sur performances. Ou bien - ce fut le cas du TVR de Caen - s'orientent vers des montages clé-en-main. Dans les prochains mois les résultats des appels d'offres d'Orléans, de Clermont-Ferrand et de Nancy vont être connus. Puis ce sera au tour de Bordeaux, de Strasbourg (deuxième ligne) de Nice, de Valenciennes d'engager leurs projets... pour une mise en service avant les prochaines municipales.

Les partenariats entre les différents acteurs n'éclipsent pas pour autant la nécessaire concurrence économique. Les pouvoirs publics ne sont pas tentés de reproduire l'expérience du tramway standard français, lancée dès les années 70 et qui avait abouti à donner un quasi-monopole à un seul fabricant. « Le voudraient-ils que les lois européennes, qui impliquent des appels d'offres ouverts les en empêcheraient », constate Francis Ancelet, directeur produit urbain chez ANF- Industrie. De fait, la ligne de fracture passe entre les tenants du tramway ferré, représentés par GEC-Alsthom et ceux qui misent sur le tramway urbain sur pneu, représentés par ANF-Industrie, Translhor et Matra-RVI.

PHOTO : L'un des objectifs du Predit est d'articuler urbanisme et transport dans une perspective de développement durable (ici, le tramway de Saint-Etienne).

TABLEAU : Avec une participation qui se situe en moyenne à hauteur de 16 % du coût d'un projet, l'Etat ne joue pas de l'effet de levier qu'il pourrait avoir sur ce type d'investissement.

Predit : les axes retenus pour 1997

Après avoir soutenu 200 projets, en 1996, en leur accordant au total 386 millions de francs d'aides publiques, le comité d'orientation du Predit (programme de recherche et de développement dans les transports terrestres), qui s'est réuni au mois de mars dernier sous la présidence du député Dominique Bussereau, a adopté la programmation pour 1997.

Le budget des aides nationales s'établit à 400 millions de francs environ pour développer 17 programmes ou groupes de projets prioritaires, ainsi que trois séries d'actions transversales :

l'innovation dans le secteur des PMI-PME (600 entreprises d'équipement automobile ou ferroviaires sont concernées) ;

le rapprochement des organismes de recherche publics et du potentiel universitaire ;

le développement d'expérimentations portées par les acteurs locaux - autorités organisatrices, exploitants - autour des thèmes de la gestion des déplacements urbains ou des services fournis à l'usager en ville.

Par ailleurs, quatorze appels à proposition de recherches ont été lancé au cours du premier semestre 1997.

Parmi les 17 programmes ou groupes de projets prioritaires pour 1997, plusieurs concernent les transports collectifs et le monde ferroviaire :

le TGV pendulaire ;

l'expérimentation du tramway sur pneu sur le site du Trans-Val-de-Marne ;

le groupe trolleybus et bus guidé ;

le tramway d'interconnexion (qui utilise des emprises ferroviaires existantes) ;

le réseau ferré à priorité fret ;

les démonstrateurs concernant la fiabilité des trains et l'information des voyageurs ;

la billetique et l'information des voyageurs (expérimentation en région parisienne et dans les villes de province).

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