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Les VMC simple flux hygroréglables basse consommation s'imposent sur le marché
Avant de livrer une VMC hygroréglable, il est important de contrôler son bon fonctionnement, avec un manomètre et un anémomètre. - © © Testo

Les VMC simple flux hygroréglables basse consommation s'imposent sur le marché

Moniteur Entrepreneurs & Installateurs - Marianne Tournier |  le 02/04/2014  |  EnergieVentilationFrance entièreTechniqueEquipement

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Avec un débit d’air qui varie selon l’humidité intérieure, la VMC hygroréglable, limitant les déperditions, assure des économies d’énergie.

En 2012, 775?000 systèmes de ventilation mécanique centralisée (VMC) ont été vendus en France dans le logement individuel, soit 3,9?% de plus qu’en 2011. Parmi celles-ci, 5?% étaient des systèmes de VMC double flux, 70?% des simple flux autoréglables et 25?% des simple flux hygroréglables, ces dernières équipant la quasi-totalité des maisons individuelles neuves. À l’inverse de la VMC autoréglable au débit d’air constant, la VMC hygroréglable détecte le taux d’humidité intérieure, qui dépend de l’occupation des lieux, et induit des débits d’air extrait réduits. C’est un produit intéressant pour réaliser des économies d’énergie, à condition que les polluants intérieurs (C0 2 , COV, fumées…) soient contenus et que l’installation soit bien réalisée. Or, ce n’est pas toujours le cas?: constatant que nombre de VMC hygroréglables n’étaient pas conformes en termes de débit, le CSTB a exigé des fabricants,  via  les Cahiers des prescriptions techniques, qu’ils relèvent les niveaux de pression dans les caissons pour assurer des débits théoriques supérieurs. 


Privilégier la basse consommation


Les VMC hygroréglables basse consommation, à l'inverse des modèles hygroréglables standard, sont systématiquement installées dans le neuf (il faut savoir que 2 W-Th-C supplémentaires coûtent un demi-point de CEP?!), mais le sont rarement en rénovation. Or, les modèles standard, équipés de moteurs différents, sont certes moins chers, mais cinq à dix?fois plus gourmands en électricité. Et si l’on considère que chaque watt supplémentaire affiché équivaut à 1?€ de plus sur la facture annuelle d’électricité, le surcoût d’une VMC basse consommation est amorti en 2 à 3 ans. Le consommateur doit en être averti afin de comprendre l’intérêt, lorsqu’il passe de la VMC autoréglable à la VMC hygroréglable, de choisir un modèle basse consommation. Selon Uniclima, «?face aux enjeux énergétiques dans le bâtiment, les ventes d’équipements de ventilation et de traitement d’air performants progressent significativement par rapport aux équipements standard?», tandis que «?la prise en compte de l’étanchéité des réseaux par le marché continue sa progression.?»

Attention à l'étanchéité et au débit d'air

Etanchéité des réseaux

Les maisons neuves étant étanches à l’air, le rôle de la VMC est devenu crucial. Or, si le réseau aéraulique fuit, la consommation de l’extracteur augmente et les débits de ventilation ne sont pas assurés. Déjà, l’étanchéité du réseau est contrôlée dans les maisons Effinergie. Elle est valorisée dans les moteurs de calcul de la RT?2012. Il est donc de l’intérêt de l’installateur de respecter les prescriptions des Avis techniques.

Pression et débit aux bouches

Avant de livrer une VMC hygroréglable, il faut contrôler son fonctionnement. L’idéal est de s’équiper d’un manomètre et d’un anémomètre. Le premier permet de mesurer la dépression dans la bouche et de la comparer à celle exigée par l’Avis technique. Le second permet de contrôler le débit maximal, obtenu lorsque la bouche est grande ouverte?: l’humidité relative doit être la plus élevée possible (faites couler de l'eau chaude). Mesurez ensuite le débit à l’aide du manomètre équipé d’un cône à hélice.

Installer dans les règles de l'art

Si les pressions dans le caisson déterminent les débits d’air, la géométrie du réseau de gaines, en créant plus ou moins de pertes de charge, modifie l’écart entre le débit théorique et le débit réel?: ainsi, des longueurs de gaines trop importantes ou la pose d’une tuile à douille au lieu d’un chapeau de toiture à faible perte de charge (90?% des maisons neuves seraient livrées avec des rejets non conformes) compromettent le refoulement de l’air extrait. Installer dans les règles de l’art implique également de détalonner les portes intérieures (2 cm en cuisine, 1 cm sur les autres portes), de prévoir des gaines isolées lorsqu’elles circulent hors du volume chauffé, etc.

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