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Les végétaux, les micro-faunes et les biotechnologies pour traiter les eaux brutes

BERTRAND ESCOLIN, NORA HACHACHE, ROLAND KUSCHNER, LAURENT MIGUET, BERNARD REINTEAU |  le 25/06/1999  |  SantéRéglementationTechnique

Ouvert depuis le début des an- nées 90, le bureau d'études parisien Site et Concept dirigé par Thierry Jacquet travaille sur des procédés de dépollution de l'air, du sol et des eaux qui associent toutes les composantes d'un écosystème : le sol, les végétaux, les micro-faunes et les micro-organismes.

« Les rhizophytes sont bien adaptés à la stabilisation, à la désinfection et à la déshydratation des boues », déclare Thierry Jacquet. Mais les capacités de dépollutions par les écosystèmes impliquent aussi de repenser les traitements classiques. « Un bassin d'orage reçoit essentiellement des nitrates, des phosphates et du carbone. Des éléments que des végétaux sont à même de digérer. » Actuellement, quelques sites conçus par le cabinet Site et Concept sont en exploitation dans l'ouest de la France. Mais des projets plus conséquents vont voir le jour.

Une base de données de 250 plantes avec une centaine de combinaisons possibles

Site et Concept a notamment travaillé avec l'entreprise Stéreau sur la mise en oeuvre de 13 hectares de joncs sur la future station de Caen : cet espace assurera le traitement du phosphore, des nitrates ainsi que la désinfection des eaux usées.

« Au final, la nature sait rétablir les équilibres », souligne Thierry Jacquet. Un travail se poursuit aussi sur la station de traitement des eaux usées d'Achères. Différents milieux ont été créés pour traiter l'eau avant rejets en Seine.

Les sept années de travail sur ce sujet ont consisté à rassembler les études internationales sur ces sujets et à constituer une banque de données de deux cent cinquante végétaux adaptés à la dépollution et d'une centaine de combinaisons possibles. Plusieurs tests sur sites ont aussi été réalisés. Le potentiel de ces techniques est prometteur puisqu'il permet le piégeage des métaux lourds.

Des végétaux ligneux, tels que les saules présentent ces propriétés. Des cultures hybrides conçues pour ces usages multiplient ces capacités de captation. Des maïs génétiquement modifiés assurent la reminéralisation des métaux lourds : ils sont piégés dans les graines et peuvent être récupérés par pressage et traitement des huiles.

DESSIN :

Le principe des jardins filtrants : une cascade d'écostysemes

Les jardins filtrants mis au point par Site et Concept reposent sur une combinaison d'écosystèmes liés à l'eau associant une cascade d'espaces libres et d'espaces plantés. Ils utilisent, pour purifier l'eau, les capacités naturelles de micro-organismes et de végétaux, tels les joncs, qui digèrent les nitrates, les phosphates et le carbone.

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