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Les trois leaders du marché de l'intérim sanctionnés pour entente
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Les trois leaders du marché de l'intérim sanctionnés pour entente

Jean-Philippe Defawe |  le 02/02/2009  | 

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Adecco, Manpower et VediorBis ont été condamnés par le Conseil de la concurrence à payer une amende de 94,4 millions d'euros pour entente entre mars 2003 et novembre 2004.

Le but de la concertation était de faire en sorte que la compétition par les prix joue le moins possible entre elles. Les trois majors de l'intérim français se sont entendus "afin de limiter la compétition entre elles vis-à-vis de leurs clients importants", selon le Conseil de la concurrence qui avait été saisi par le ministère de l'Economie à la suite d'une plainte déposée devant la Commission européenne.
"Le surcoût pour les entreprises utilisatrices et les conséquences sur l'emploi intérimaire se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d'euros", a souligné le Conseil de la concurrence.

Les sociétés sanctionnées "se coordonnaient fréquemment sur les différents éléments de leur politique commerciale et tarifaire vis-à-vis de leurs clients grands comptes, tels que Eiffage, La Poste, Alstom, EDF, Servair, les Galeries Lafayette ou Alcan", a souligné le Conseil de la concurrence.
Elles échangeaient des informations "sur les coefficients de facturation appliqués aux salaires des intérimaires, sur les remises de fin d'année ou encore sur le niveau des rétrocessions aux entreprises utilisatrices des allègements de charges décidés à l'époque, voire discutaient du montant de leurs offres".
Ces pratiques ont permis aux trois sociétés d'enregistrer des marges supérieures à celles qui auraient résulté du libre jeu de la concurrence, a indiqué le Conseil de la concurrence.

Le Conseil de la concurrence rappelle que ces sociétés ont déjà été condamnées en 1997 pour avoir participé à une entente visant à limiter les hausses salariales dans le secteur du BTP en Isère et en Savoie à l'occasion de la préparation des JO d'Albertville.

Adecco et sa filiale Adia ainsi que VediorBis, qui n'ont pas contesté les faits, se sont engagés à mettre en place un programme de sensibilisation et un système d'alerte professionnelle, ce qui leur a permis de bénéficier d'une réduction de leur sanction.

Les entreprises ont la possibilité d’exercer un recours contre la décision du Conseil de la concurrence dans le délai d’un mois.

Pour retrouver la décision du Conseil du concurrence, cliquez ici

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