En direct

Les trois enseignements à tirer de la croissance de Vinci
Le pdg de Vinci, Xavier Huillard, lors de la présentation des résultats 2016, mercredi matin à Paris. - © © FM

Les trois enseignements à tirer de la croissance de Vinci

Florent Maillet |  le 08/02/2017  |  EntreprisestransportFormation

Le spécialiste des métiers de la construction et des concessions a dévoilé un bénéfice en hausse de 16,2 % en 2016, un record, pour un chiffre d’affaires de 38,1 Mds €. Les aéroports et le Grand Paris portent en grande partie une croissance qui devrait se prolonger en 2017.

Vinci prouve une nouvelle fois la résistance de son modèle économique, face à une conjoncture économique qui manque de vigueur. Le spécialiste des métiers de la construction et des concessions a annoncé, ce mercredi 8 février, un chiffre d’affaires consolidé de 38,1 Md € pour l’année 2016, en recul de 1,2%. Mais son bénéfice bondit de 16,2 %, (à 2,37 Mds €), et son profit net gonfle de 22,5%, (à 2,5 Md €). Autre motif de satisfaction pour Xavier Huillard, le PDG de Vinci, le maintien d’un haut niveau de cash flow, à 2,95 Mds €,  «proche de notre record historique de l’an passé, à 3 Mds € », se réjouit-il.

Si la performance de Vinci a été applaudie des deux mains par les investisseurs, qui ne s’attendaient pas à un tel niveau de profitabilité, c’est que le géant du BTP capitalise encore une fois sur la force de ses actifs long, comme les concessions d’aéroport et d’autoroutes (avec des contrats dont la durée moyenne tourne autour de 30 ans), et ses activités davantage exposées à la conjoncture, à l’image de la construction. Le tout dans un contexte international (le hors frontière pèse 41% du chiffre d’affaires et l’activité s’étend avec des acquisitions ciblées) et financier (les taux bas) plutôt favorable. Etat des lieux.

Le pôle concessions en pleine forme


« Vinci se positionne désormais parmi les 5 opérateurs mondiaux de gestion aéroportuaire », a souligné Xavier Huillard. De fait, le pôle concessions, qui pèse 6,3 Mds € de chiffre d’affaires (contre 31,5 Md€ pour la branche conracting) mais près de 70% du résultat opérationnel, enregistre une forte croissance sur le plan du trafic, qu’il s’agisse des autoroutes ou des aéroports.

Vinci Airports profite d’une forte croissance organique et de nouveaux développements au Japon (aéroport du Kansai), en République dominicaine (6 aéroports) et en France (Aéroport de Lyon).

Du côté des autoroutes, la France se signale par l’accélération du trafic des poids lourds sous l’effet de la reprise économique. Par ailleurs, les premiers investissements du plan de relance conclu en 2015 ont été engagés, et un nouveau plan d’investissement autoroutier d’un montant de 432 M€ a été signé le 26 janvier 2017 avec l’Etat. « Sous réserve de l’avis de l’Arafer », a précisé Xavier Huillard. Un avis qui devrait intervenir au plus tard avant la fin de l’année.

Le souffle du Grand Paris


« Nous n’avions jamais vu un projet d’une telle ampleur et d’une telle ambition », s’est enthousiasmé le pdg de Vinci, en évoquant le titanesque programme du Grand Paris, estimé à 25 Mds € sur vingt ans, comprenant gares, logement, métro automatique… 2017 verra l’attribution de plusieurs méga-lots, dont la valeur se situe entre 800 M€ et 1,5 Md€. De quoi redonner, potentiellement, du souffle aux métiers du «contracting» (construction, route, travaux électriques). Un pôle qui affichait un chiffre d’affaires de 31,5 Mds € en 2016, en recul de 3,4%, mais qui a compensé la baisse légère d’activité par « des efforts de productivité et une politique sélective en matière de prise d’affaires », décode le groupe.?La marge opérationnelle a ainsi atteint 3,7% l’an dernier, contre 3,4% en 2015. L’optimisme est de rigueur pour 2017. « Après une année de stabilisation en 2016, ce secteur d’activité redémarre un peu partout dans le monde, que ce soit aux Etats-Unis ou en Allemagne », constate Xavier Huillard.

L’optimisme domine pour 2017 


Vinci se montre confiant pour 2017, une année que le groupe place, aussi, sous le signe de la prospective : la major table sur une nouvelle hausse de ses résultats et un retour de la croissance du chiffre d'affaires. Les raisons ? Une reprise des commandes en France, tandis que la diversification de ses activités à l’international se poursuit. Sans oublier  deux projets importants qui n’ont pas été enregistrés dans le carnet de commandes au 31 décembre 2016.  Il s’agit d’abord de l’attribution à Vinci, dans le cadre d’un groupement d’entreprises, du « très important contrat » pour la conception-réalisation d’un tunnel immergé routier et ferroviaire entre le Danemark et l’Allemagne. « Un contrat désormais soumis à l’approbation des autorités allemandes », a indiqué Xavier Huillard.

Le groupe est aussi dans les starting blocks sur un second projet : l’autoroute A45 destinée à relier Saint-Etienne à Lyon. Pour le moment, Vinci est désigné comme concessionnaire pressenti. Après le contrat de concession de 54 ans signé en février 2016 pour l’autoroute A355 (contournement ouest de Strasbourg), il s’agirait d’un nouveau contrat XXL pour le géant du BTP.

Commentaires

Les trois enseignements à tirer de la croissance de Vinci

Votre e-mail ne sera pas publié

Librairie du Moniteur

Amélioration et renforcement des sols - AMSOL - Tomes 1 et 2

Amélioration et renforcement des sols - AMSOL - Tomes 1 et 2

Prix : 0.00 €

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Livre

Prix : 24.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Traité de contentieux de la commande publique

Traité de contentieux de la commande publique

Livre

Prix : 87.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur