Economie

Les travaux publics remontent la pente lentement

Mots clés : Travaux publics

Après un mois d’octobre décevant, les travaux publics ont présenté une meilleure mine en novembre 2016. Malgré tout, le dernier bulletin de conjoncture de la FNTP n’a pas encore de quoi sauter au plafond, certains métiers continuant de souffrir.

 

Octobre avait marqué un coup d’arrêt au timide enthousiasme des trois premiers trimestres. Mais novembre redonne de quoi sourire au secteur des travaux publics, même si la reprise « manque encore de souffle », comme le note la FNTP dans son dernier bulletin de conjoncture.

Les travaux réalisés repartent ainsi modestement à la hausse : +2,2% par rapport à novembre 2015, +0,9% vs octobre 2016. Ce qui permet à l’activité de poursuivre sur le chemin de la croissance, avec une hausse cumulée depuis janvier de 3,6%.

 

Un effet Grand Paris sur les prises de commandes

 

Le nombre de marché conclus continue de croître de façon significative : +14,3% depuis le début de l’année, +9,7% par rapport à novembre 2015. Selon la FNTP, cette reprise franche est en partie portée par un « effet Grand Paris » et cache des disparités importantes entre les spécialités.

Les heures travaillées progressent en novembre. Mais elles marquent le pas du côté des intérimaires puisqu’elles n’augmentent que de 1% par rapport à octobre 2016, contre 21,3% sur les 11 premiers mois de l’année. Elles reprennent doucement des couleurs du côté des ouvriers permanents, gagnant 2,2% sur le mois de novembre, mais en recul de 3,3% depuis le début de l’année. Quant aux effectifs, ils sont en retrait de 2,7% depuis janvier.

 

La prudence reste de mise

 

Malgré ces signaux positifs, la FNTP reste toujours très prudente. En effet, certains métiers souffrent toujours. C’est le cas notamment des travaux routiers (l’Usirf évoque un chiffre d’affaires cumulés depuis janvier en baisse de 0,5%) et des canalisations (Canalisateurs de France mise sur une activité comprise entre -3% et 0% pour l’année 2016).

Surtout, l’activité est toujours très en-dessous des niveaux d’avant la crise, puisque les travaux réalisés sont 12% inférieurs à ceux enregistrés en 2008, les effectifs de 20%. Quant au niveau des marchés conclus, malgré la reprise, il se hisse seulement au niveau de 2005. Pas de quoi encore rattraper ce qui a été perdu.

 

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