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Les toitures végétalisées

le 27/02/1998  |  Réglementation techniqueEspaces vertsAménagementGros œuvreRénovation

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Qu'est-ce qu'une toiture végétalisée ?

Une toiture végétalisée est une toiture recevant des végétaux sélectionnés particulièrement résistants et adaptés à des conditions difficiles (sécheresse, vent, gel). Ces végétaux prennent racine non pas dans la terre végétale, mais dans des substrats spécifiques minces et légers. Ils ont une faible réserve racinaire et présentent un développement aérien limité (végétation couvre-sol et non envahissante).

Ce procédé, qui a été conçu pour les terrasses inaccessibles, est peu exigeant en entretien (quelques heures par an pour 100 mètres carrés), sans arrosage, excepté pendant les périodes de très forte sécheresse, et généralement sans apport d'engrais. Les toitures végétalisées se caractérisent par des changements particulièrement attrayants, selon les saisons, de couleurs et d'aspects. La conception d'un « paysage » de toiture végétalisée fait l'objet d'études menées la plupart du temps par des spécialistes horticoles.

Ces ouvrages rencontrent un grand succès dans les pays du nord de l'Europe, en particulier en Allemagne et en Suisse.

Sur quels ouvrages peut-on la réaliser ?

Les poids couramment rencontrés sont de 50 à 150 kg/m2 pour des épaisseurs se situant dans une fourchette allant de 3 à 30 cm, ce qui permet leur installation sur à peu près tout type d'élément porteur, en neuf, mais aussi en rénovation, car, compte tenu de ces faibles poids, elle ne pénalise pas les anciennes structures, laissées en l'état, qui doivent toute fois faire, au moins, l'objet d'une vérification avant tout projet.

Ces ouvrages admettent des pentes de toiture jusqu'à 100 % environ.

Combien coûte-t-elle ?

Tout dépend de l'ouvrage, de sa forme et de sa pente. Une réalisation sur une forme à pente marquée sera plus chère que sur un ouvrage plat en raison des dispositifs de fixation ou de retenue supplémentaires et demandera une mise en oeuvre un peu plus longue.

Il faut compter entre 200 et 300 francs le mètre carré (pour une surface moyenne de 400 m2 environ) selon le procédé utilisé.

Quels sont les différents systèmes existants ?

Trois systèmes sont actuellement proposés qui divergent légèrement par leur conception.

Le premier fait appel à des bacs rétenteurs d'eau.

Le second prévoit une réserve d'eau utile, contenue dans un substrat spécial, transmis par capillarité.

Le troisième fait appel à un système drainant qui absorbe l'eau dans des granulats et la restitue au substrat par capillarité.

Quels sont les avantages de la terrasse végétalisée ?

Sa légèreté qui autorise un emploi en neuf ou rénovation sur les supports les plus courants permettant ainsi de « reverdir » des espaces urbains souvent recouverts de gravillons ;

l'évolution des couleurs et des aspects de la végétation en fonction des saisons ;

ses performances thermique et acoustique évidentes et qui commencent à faire l'objet d'évaluations ;

ses capacités de rétention d'eau qui permettent notamment d'écrêter les pluies d'orage dans les réseaux d'évacuation des villes et qui ont été quantifiées par des organismes officiels (CSTB, CEBTP) ;

son entretien réduit.

A quelles règles obéit-elle ?

Il n'existe pas de règle professionnelle spécifique. Elles sont réalisées conformément aux dispositions des cahiers des charges établis par les fabricants et visés par des bureaux de contrôle qui s'inspirent des dispositions classiques données dans les Règles professionnelles « pour l'aménagement des toitures-terrasses jardins » de juin 1997 (revêtements d'étanchéité spécifiques, couches drainantes, couches filtrantes, etc.).

Cette fiche technique a été élaborée avec la CSNE.

POUR EN SAVOIR PLUS...

Contact

-CSNE (Chambre syndicale nationale de l'étanchéité), 6-14, rue La Pérouse 75784 Paris Cedex 16, tél. 01.40.70.94.57; télécopie : 01.40.70.04.58.

A lire

-«Le Moniteur» du 17 janvier 1997, page 53 « Des règles pour l'étanchéité des terrasses-jardins ».

-«Le Moniteur» du 5 décembre 1997, page 83 « Rénover les terrasses en aidant à la gestion de l'eau ».

-Les Cahiers techniques du bâtiment, no 164, de septembre 1995, page 101 «Terrasses végétalisées : des systèmes d'étanchéité plus légers et moins chers».

-Les Règles professionnelles « pour l'aménagement des toitures-terrasses jardins » CSNE/UNEP, première édition juin 1997, Editions DTSB.

A suivre

-Conférence-débat « Terrasse jardin - terrasse végétalisée », jeudi 12 mars 1998 à 14h30, Centre des Congrès Chaillot Gallièra, 28, avenue Georges-V, 75008 Paris.

A RETENIR

Quoi ?

La terrasse végétalisée fait appel à des plantes rustiques, nécessitant peu ou pas d'entretien et exigeant une faible épaisseur de substrat. Elle anime une terrasse inaccessible par des couleurs qui varient selon les saisons.

Où ?

Elle peut être installée sur les structures béton, métal ou bois, en neuf comme en rénovation et, dans ce cas, la surcharge qu'elle apporte n'exige pas, dans la très grande majorité des cas, de reprise de structure.

Combien ?

Le coût d'une terrasse végétalisée est de l'ordre de 250 francs par mètre carré en moyenne.

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