Entreprises de BTP

Les tensions se multiplient sur le marché de l’assurance construction

Mots clés : Réglementation

Après les défaillances en série d’assureurs intervenant en LPS sur le marché de l’assurance construction, la situation est devenue très difficile pour les professionnels du bâtiment et les courtiers qui les accompagnent, et qui recherchent de nouveaux porteurs de risques.

Le sujet devient brûlant. « Après avoir transféré les contrats d’Elite chez CBL en juillet 2017 (suite à son run off, NDLR), nous devons maintenant trouver, encore, une nouvelle solution pour nos assurés » déplore un courtier lyonnais spécialisé en construction. Et il ne doit pas être le seul dans ce cas : « Nos assurés sont méfiants et mécontents, ils exigent maintenant un assureur français. D’autant que certains maîtres d’œuvre sur les chantiers commencent à refuser les attestations d’assurance émanant d’assureurs étrangers ».

Depuis longtemps, les pratiques de ces acteurs intervenant en Libre prestation de service (LPS) étaient pointées du doigt par les assureurs historiques du marché, qui dénonçaient leurs provisionnements insuffisants pour couvrir des risques de long terme, ainsi que des primes souvent inférieures de 30% au prix du marché.

Pourtant, c’est en se désengageant progressivement de la couverture des risques considérés comme « aggravés » (création d’entreprise, résiliés pour sinistres…) que les grandes compagnies ont ouvert la porte à des acteurs moins regardants.

 

Des responsabilités partagées


Mais les courtiers aussi ont leur part de responsabilité. Pour Evrard de Villeneuve, président du cabinet Chevreuse Courtage : « L’assurance-construction est un vrai métier, dont les acteurs ne sont pas tous professionnels, malheureusement. Il y a eu un véritable défaut de conseil de la part des courtiers et des intermédiaires, qui ont proposé des contrats à des tarifs parfois divisés par 3 par rapport au marché. Mais sans vérifier la solvabilité et la solidité des assureurs qui supportaient le risque. CBL affichait par exemple 100 M€ de fonds propres. Ce n’est pas sérieux ! ».

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