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Les syndicats inquiets pour la garantie universelle des risques locatifs

Defawe Philippe |  le 19/12/2007  |  ImmobilierFrance entièreResponsabilités et assurances

Les confédérations syndicales (CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, CGT-FO), partenaires du 1% logement, ont exprimé mercredi leur inquiétude sur la mise en place de la Garantie universelle des risques locatifs (GURL) voulue par le président de la République.

Cette GURL, qui remplacerait l'actuelle Garantie des risques locatifs (GRL) et serait accessible à tous les publics, assurerait au propriétaire-bailleur le paiement de ses loyers et la remise en état du logement à la fin du bail.
Réunies au sein de l'Association pour l'accès aux garanties locatives (APAGL), les organisations syndicales ont exprimé leur crainte de voir leur place réduite à la couverture assurantielle des ménages qui consacrent plus de 33% de leurs revenus au loyer, donc les plus susceptibles d'être confrontés à des difficultés de paiement.
Au cours d'une conférence de presse, Jean-Luc Berho, président de l'APAGL, s'est félicité de la volonté gouvernementale de vouloir faciliter l'accès au logement pour tous les locataires en imposant un seul mois de dépôt de garantie et une assurance pour couvrir les risques de loyers impayés pour tous les publics.
Mais il a alerté sur la mise en place de cette assurance que Nicolas Sarkozy veut voir "mutualiser". "Si on ne réussit pas une vraie mutualisation, il ne sera pas possible de tenir financièrement", a-t-il assuré.
A ce jour, les assurances privées et mutuelles couvrent les risques pour les locataires jusqu'à "33% de taux d'effort", les autres sont couverts par la GRL gérée par le 1% patronal. En sont donc exclus les retraités et les fonctionnaires.
Si cette GRL doit devenir une GURL ouverte à tous, il va falloir partager les risques, et pour cela, M. Berho demande que les assurances et le 1% patronal prennent ensemble en charge tous les publics, sans cantonner ceux qui ont le moins de risque d'impayés aux assurances privées.
"Sinon, nous allons à l'échec du système", a-t-il insisté. Une lourde perspective, selon lui, d'autant que le système GRL actuel assure "un accompagnement social des personnes en difficulté", ce que ne font pas les assurances qui passent au contentieux en cas de problème.
©AFP

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