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Les Salins du Var valaient bien leur prix

JACQUES BALOSSIER |  le 13/10/2000  |  VarAménagementMatériel de chantierPyrénées-OrientalesArchitecture

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Dans « Le Moniteur » du 30 juin dernier, M. Desplats, délégué régional du Conservatoire du littoral, revient sur l'article paru dans votre édition du 16 juin 2000 et réinterprète les faits d'une manière qui ne peuvent que contraindre Salins à user de son droit de réponse.

Dans ce cadre, Salins, loin de toute polémique et de toute réécriture orientée de l'histoire, s'en tiendra strictement aux faits et se contentera de soumettre aux lecteurs du «Moniteur» quelques questions simples.

1) Sur le prix

Le Conservatoire prétend qu'il n'a jamais travaillé sur un prix, qu'il juge irréaliste, de 175 millions de francs. S'agissant d'une propriété exceptionnelle de 900 hectares sur la Côte d'Azur, en bord de mer, en parfait état d'entretien et comportant quelques immeubles bâtis, cela ne représente qu'un prix au mètre carré de 20 francs.

Est-ce excessif si l'on compare ce prix de 20 francs du mètre carré, par exemple, au prix payé par le Conservatoire en 1998 à Paulilles, dans les Pyrénées-Orientales, pour l'achat de terrains en état d'abandon complet envahis par la végétation, encombrés de ruines et sur lesquels subsistent des vestiges pour les moins problématiques d'une ancienne activité industrielle ? Le Conservatoire a pourtant payé sans barguigner 23,50 francs du mètre carré.

Est-ce excessif si l'on compare ce prix de 20 francs du mètre carré avec le prix des étangs de Villepey dans le Var, non loin de Hyères, où le Conservatoire a en moyenne payé 50 francs du mètre carré ? Il ne s'agit pourtant que d'anciennes sablières nécessitant des réaménagements importants et qui n'ont pas la même richesse environnement que les salins d'Hyères.

2) Sur l'arrêt d'exploitation

L'arrêt d'exploitation sur les Salins du Var a été précipité par la volonté manifestée par le Conservatoire au début des années 90 d'acquérir les salins. Le Conservatoire n'aura donc pas à payer, comme il l'a fait volontairement en 1995 à Villepey, de considérables indemnités d'éviction et d'arrêt d'activité sans d'ailleurs, en l'occurrence, que les entreprises aient, à ce jour, encore libéré les lieux. Une centrale à béton et des bâtiments sont toujours visibles sur le site.

L'arrêt de la production salinière n'a aucune espèce de conséquence sur la valeur des terrains qui ont continué à être gérés et entretenus. Les scientifiques reconnaissent d'ailleurs que ces toutes dernières années le site ne s'est pas dégradé mais, au contraire, enrichi d'un point de vue biologique.

Quelle est donc la logique et la justification d'une prise en compte d'un arrêt d'activité sur la valeur foncière ?

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