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Les Salins du Midi ne valaient pas 175 millions

CHRISTIAN DESPLATS |  le 30/06/2000  |  AménagementArchitecture

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Dans « Le Moniteur » no 5038, du 16 juin 2000, vous avez publié un article sur le projet d'acquisition des anciens salins d'Hyères par le Conservatoire du Littoral.

Cet article affirme que l'estimation du Conservatoire serait passée de 175 millions de francs en 1996 à 35 millions de francs aujourd'hui, ce qui est totalement inexact.

En fait, le chiffre de 175 millions de francs correspond aux premières prétentions, exorbitantes, avancées par la Compagnie des Salins du Midi en 1993 ; bien évidemment ce prix, totalement irréaliste, n'a été ni accepté, ni même discuté, par le Conservatoire.

En réalité, le Conservatoire travaillait depuis 1992, alors que les Salins étaient encore en exploitation, sur une estimation de 41 millions de francs.

Après l'échec du projet d'accord de 1996, basé sur une cession au prix de 45 millions de francs payables sur trois ans (soit 41 millions de francs + 10 % de marge de négociation pour paiement fractionné), il a été décidé de faire procéder à une nouvelle estimation par les Domaines, pour tenir compte de la situation nouvelle créée par l'arrêt de l'exploitation salinière et de l'évolution du marché immobilier.

Après une visite contradictoire des lieux, à laquelle a participé le directeur de l'immobilier de la Compagnie des Salins du Midi, l'estimation domaniale a été ramenée à 33 millions de francs, soit une moins-value de 20 % par rapport à l'estimation du site en production. C'est sur cette base de prix, réévaluée à 35 millions de francs après ajustements fonciers, qu'a été engagée la procédure de déclaration d'utilité publique.

C'est donc à tort que votre article affirme que le Conservatoire aurait accepté un prix de 175 millions de francs en 1996.

Aussi, compte tenu de l'accusation de légèreté portée à l'encontre du Conservatoire du Littoral dans cet article, mais compte tenu surtout du risque d'exploitation qui pourrait en être fait dans la phase judiciaire de fixation de prix, je vous serais obligé de bien vouloir publier, dans les meilleurs délais, les rectifications nécessaires.

Il serait en effet gravement préjudiciable à la crédibilité du Conservatoire du Littoral que vos lecteurs, particulièrement avertis de ces questions, puissent penser qu'un établissement public comme le nôtre n'ait pas fait preuve de toute la rigueur nécessaire pour mener à bien un projet d'acquisition d'une telle importance.

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