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Les salariés sans-papiers d'une entreprise de démolition sur le trottoir
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Les salariés sans-papiers d'une entreprise de démolition sur le trottoir

Pouthier Adrien |  le 02/09/2008  |  Seine-et-MarneVal-d'OiseYvelinesParisSeine-Saint-Denis

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En grève depuis 15 semaines, 21 ouvriers (dont 19 sans papiers) occupaient les locaux de l'entreprise Griallet de Montreuil.

Le 22 mai, 21 ouvriers de Griallet (dont 19 sans-papiers) s'étaient mis en grève au lendemain de la suspension de leurs contrats par leur employeur, rejoignant le mouvement de grève des sans-papiers lancé à la mi-avril en Ile-de-France pour leur régularisation. Depuis, aucune négociation n'a abouti mais le tribunal de Bobigny a satisfait la demande d'expulsion par la force sollicitée par l'employeur et demandé que les locaux soient libérés avant le 3 septembre minuit. Mercredi les grèvistes s'installeront donc sur le trottoir. "Nous nous déplaçons de quelques mètres pour continuer la lutte", a expliqué Richard Delumbee, délégué syndical CGT.

La CAPEB sollicitée
La CGT, en pointe dans ce combat, soulève maintenant la question "de la responsabilité collective du patronat, et de la branche". Elle réclamera le même jour à la Chambre de l'artisanat des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) des promesses d'embauche pour les 19 sans-papiers maliens. Les patrons du bâtiment "disent avoir besoin d'ouvriers et des sans-papiers. On leur demande de s'engager à les embaucher", a ajouté M. Delumbee. Mis en demeure fin avril par la CGT de solliciter les régularisations de ses salariés, Jean-Luc Griallet, le PDG, avait expliqué à l'AFP, au premier jour de l'occupation, avoir suspendu leurs contrats pour ne pas rester en infraction. Il affirmait avoir découvert par ce courrier la situation administrative de ses ouvriers et se disait prêt "à appuyer leur demande de régularisation à la préfecture".
Selon la CGT, M. Griallet était avisé de la situation irrégulière de ses salariés (19 sur 26 salariés) et "en a copieusement abusé, les privant de leurs droits et les exposant sans retenue au plomb et à l'amiante".

Adrien Pouthier avec AFP

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