Les PME du génie climatique et de la couverture abordent les marchés du Grenelle avec prudence
Le syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie (GCCP) - © © GCCP

Les PME du génie climatique et de la couverture abordent les marchés du Grenelle avec prudence

AXELLE SAADA |  le 18/11/2010  | 

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Mercredi 17 décembre se sont tenues les troisièmes rencontres du syndicat des entreprises de génie climatique et de couverture plomberie (GCCP) autour du thème « Pme et Grenelle de l'environnement ».

Conscient d'être sur « un secteur porteur », Patrick Aimon, le président du GCCP a ouvert le colloque en soulignant que la crise avait refroidi quelque peu les ardeurs des entreprises du secteur, surtout préoccupées par leur chiffre d'affaires, leur marge et leur trésorerie. La table ronde à laquelle participaient Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, Philippe Tempère, président de l'Union couverture plomberie (UNCP), Guillaume Bodard, président de la commission développement durable de la CGPME ainsi que l'expert en génie climatique Michel Perker et Jean-Pierre Marty, le président de l'union des entreprises de l'énergétique et du génie climatique (UECF) a permis de mettre en lumière les interrogations et les ambitions de ces PME à l'aune du Grenelle II.

Partir en meute

Guillaume Bodard, le président de la commission développement durable de la CGPME, a tenu à rappeler que le bâtiment était l'un des grands gagnant du Grenelle, en termes d'investissements et d'accélération des fonds publics, mais également en termes de métiers. Il a ainsi exhorté les Pme à s'en saisir car, a-t-il prévenu, « les grands groupes s'y engouffrent déjà ». Il a été suivi sur ce terrain-là par le président de la CGPME Jean-François Roubaud, qui a une nouvelle fois appelé les PME du secteur à se regroupert, via notamment des clusters, pour s'emparer de marchés trop importants pour des petites structures.
Toutefois, tout en reconnaissant les indéniables perspectives de business induites par le Grenelle, Philippe Tempère, de l'UNCP, a temporisé au regard de la maturité du marché. « Nos entreprises ne doivent pas s'engager sur un marché, tel le photovoltaïque, alimenté artificiellement par l'Etat et sur lequel des parasites se sont installés. Ne jouons par les casse-cou ! » a-t-il prévenu.

« Arguments économiques »

Le président de l'UECF a pour sa part rappelé la nécessité de conserver les incitations fiscales consenties par l'Etat, tout en invitant les entreprises de la filière à demeurer des « généralistes », et à ne pas se départir de leur activité traditionnelle. A un entrepreneur opérant dans l'installation de chaudières qui affirmait que « si les avantages fiscaux n'étaient pas conservés, (il) ne s'en sortirait pas », le président de la CGPME a rétorqué qu'il ne fallait pas compter sur des aides pour vendre. « Il faut s'appuyer sur des arguments économiques » a-t-il conclu.

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