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Les planchers chauffants à eau chaude

le 22/01/1999  |  EquipementProduits et matérielsTechniqueInternationalParis

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Quelle est la constitution d'un plancher chauffant ?

Un plancher chauffant à eau chaude est constitué par une dalle, porteuse ou non, qui intègre des tubes posés en serpentin. Le marché est majoritairement couvert par les dalles ou chapes flottantes, avec tubes semi-rigides, désolidarisées du plancher porteur par un isolant. L'émission thermique est ainsi dirigée vers le haut.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Dans les bâtiments d'habitation, de bureaux ou recevant du public, l'arrêté du 23 juin 1978 précise que la température de surface du sol doit être limitée à 28 °C, afin de ne pas gêner les occupants. Il s'agit alors d'un plancher chauffant basse température (PCBT). Dans la pratique, la température de fonctionnement est comprise entre 23 et 25 °C.

Par ailleurs, afin de ne pas favoriser la corrosion, et donc l'embouage, le liquide caloporteur (eau + antigel) doit être compatible avec l'ensemble des matériaux utilisés.

Enfin, les planchers chauffants réversibles, utilisables en mode rafraîchissant, doivent être conçus en tenant compte des risques de condensation.

Quels tubes utilise-t-on ?

Les canalisations métalliques sont normalisées. En tube cuivre, le diamètre extérieur le plus courant est de 14 mm (paroi de 0,8 mm).

Les autres canalisations relèvent de la procédure de l'Avis technique (Atec). Les diamètres extérieurs les plus utilisés : 16 ou 20 mm (paroi de 1,5 ou 1,9 mm). Il s'agit de polyéthylène réticulé (PER), de polybutène ou polybutylène (PB), et de polypropylène (PP). On trouve également des tubes multicouches, avec peau interne et externe en polyéthylène collées sur une âme en aluminium. Cette technologie est conçue pour maîtriser la perméabilité à l'oxygène du plastique, et réduire les phénomènes d'embouage. Certains tubes en PER comportent également une barrière anti-oxygène.

Quelles sont les caractéristiques des boucles chauffantes ?

Afin d'éviter une température de sol trop hétérogène, il faut que le pas de pose du serpentin respecte un écartement maximum de 35 cm. Les boucles peuvent être disposées en escargot, avec aller et retour parallèles de manière à garantir une température résultante homogène ou, en accordéon, avec démarrage au pied d'une paroi vitrée extérieure froide.

Les cintrages doivent éviter les risques d'écrasement. Les boucles sont raccordées, par des systèmes sous Atec, à des distributeurs : un répartiteur aller et un collecteur retour sont équipés de tous les éléments d'isolement, purge, régulation et équilibrage.

Quelles sous-couches faut-il utiliser ?

La norme NF EN 1264 impose une résistance thermique minimale. Elle varie entre 0,75 et 2,00 m2.K/W, selon la localisation du plancher. L'épaisseur minimale recommandée est de 3 cm de polystyrène expansé. La norme NF P 52-303 exige une compressibilité de classe II, au moins, ainsi qu'une étanchéité à la laitance du ciment. Deux produits sont proposés : les panneaux avec plots de maintien des tubes, ou lisses complétés par des colliers de fixations. Ils sont protégés avec un film pare-vapeur.

Comment est réalisée la chape ?

La norme NF P 52-303 prévoit un enrobage supérieur des tubes par une couche d'au moins 3 cm de béton. La chape doit être armée avec un treillis métallique anti-retrait, et désolidarisée des parois verticales par une bande isolante périphérique. Il est possible de mettre en oeuvre des chapes anhydrites sous Atec. Enfin, pour ne pas contrarier la puissance d'émission, la norme demande que la résistance thermique du revêtement de sol ne dépasse pas 0,15 m2.K/W.

Quelle est la réglementation en vigueur ?

Cet émetteur rayonnant est couvert par la récente norme européenne NF EN 1264. Les parties 1 (intitulée « Définitions et symboles »), 2 (« Détermination de l'émission thermique ») et 3 (« Dimensionnement »), ont été homologuées en novembre 1998. La partie 4, « Installation », n'est pas encore publiée.

Les règles de mise en oeuvre françaises restent donc en vigueur. Elles diffèrent selon la nature des tubes. La norme NF P 52-301 (DTU 65.6), « Prescriptions pour l'exécution des panneaux chauffants à tubes métalliques enrobés dans le béton », vise les tubes d'acier ou en cuivre. La norme NF P 52-303 (DTU 65.8), « Exécution de planchers chauffants à eau chaude utilisant des tubes en matériau de synthèse noyés dans le béton », s'applique aux canalisations en plastique.

POUR EN SAVOIR PLUS...

Sur les normes NF :

AFNOR : Tour Europe, 92049 Paris-La Défense Cedex ; tél. : 01.42.91.55.34 ; fax : 01.42.91.56.56.

CSTB : 4, avenue du Recteur-Poincaré, 75782 Paris Cedex 16 ; tél. : 01.40.50.28.28 ; fax : 01.45.25.61.51.

Sur les tubes en matériaux de synthèse :

Cochebat, 11 bis, rue de Milan, 75009 Paris ; tél. : 01.53.32.79.79 ; fax : 01.53.32.79.70.

Sur les tubes en cuivre :

Centre technique du cuivre pour le chauffage et les canalisations, 11 bis, rue de l'Hôtel-de Ville, 92411 Courbevoie Cedex ; tél. : 01.47.89.69.29 ; fax : 01.47.89.69.20.

A RETENIR

Comment fonctionne

ce mode de chauffage ?

De l'eau chaude circule dans des canalisations noyées dans le plancher qui fonctionne comme un émetteur rayonnant.

Pourquoi faut-il limiter

la température du sol ?

La température de surface, au contact des sols finis, ne doit pas dépasser 28 °C afin de ne pas gêner les occupants.

SCHEMA : Exemple de coupe de plancher chauffant

L'avantage des plaques de polystyrène à plots est d'assurer l'isolation et le maintien en place des tubes.

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