Paysage

Les paysagistes champardennais misent sur la diversité

Mots clés : Aménagement paysager - Maîtrise d'ouvrage

Avec des clientèles publiques ou privées et des activités de maîtrise d’œuvre comme de maîtrise d’ouvrage, le nouveau bureau régional de la Fédération française du paysage de Champagne-Ardenne incarne la diversité des modes d’exercice de la profession.

« Evitons de nous disperser ». Successeur d’Hervé Leroy à la présidence de la Fédération française du paysage en Champagne-Ardenne, Arnaud Bertin justifie par ce mot d’ordre l’agenda rythmé par les quatre saisons : la visite d’un site signale le printemps. Au jardin du phare de Verzenay livré en 2017 par Arnaud Bertin, l’élection du nouveau bureau a coïncidé avec le démarrage du cycle. Les Ardennes inaugureront l’événement estival, consacré chaque année à la découverte d’un territoire. A l’automne, les paysagistes chercheront l’écoute du public autour d’un thème : une conférence sur le champagne bénéficiera du retentissement consécutif à l’entrée des paysages viticoles champenois dans le patrimoine mondial de l’humanité. Enfin, l’hiver, les militants régionaux de l’organisation professionnelle se tiendront chaud autour d’un dîner convivial.

 

Périmètre inchangé

 

Le choix de la fidélité aux périmètres régionaux d’avant la réforme territoriale vise également à éviter la dispersion : « Fusionner au sein du Grand Est ? Nous nous sommes interrogés, et nous avons considéré qu’à cette échelle, il serait encore plus difficile de de se rassembler », argumente Arnaud Bertin. Mais la délégation Champagne-Ardenne compte intensifier ses liens avec ses voisins d’Alsace Lorraine : à la demande de ces derniers, Arnaud  Bertin se tient prêt à s’exprimer au nom des paysagistes du grand Est, aux prochaines universités d’été des architectes régionaux programmées à Reims.

 

Statuts et clientèles variés

Le maintien du périmètre des quatre départements de l’ancienne Champagne-Ardenne favorisera-t-il le rassemblement des troupes potentielles ? Les nouveaux élus, dont une majorité de femmes, jouent sur leur profil pour dépasser le chiffre de 18 adhérents et vaincre les réticences des concepteurs orientés vers les donneurs d’ordre privés ou vers la maîtrise d’ouvrage. « Ariane Smythe, vice-présidente, travaille surtout pour la commande publique, à l’inverse de Johanna Bouquet, secrétaire », souligne Arnaud Bertin. Margaux Henrion, vice-présidente déléguée aux salariés, donne une visibilité aux non libéraux. Autre salarié, le trésorier Benoît Vignes, qui travaille à la communauté d’agglomération d’Epernay, affirme la présence du paysage à l’échelle du grand territoire. Julie Antoine, vice-présidente déléguée aux étudiants, appréhende le métier par l’ingénierie technique à l’amont des projets.

Le rajeunissement n’interdit pas l’écoute des anciens : Hervé Leroy, trésorier national de la FFP jusqu’à l’assemblée générale de juin prochain à Lyon, reste au côté de ses successeurs, parmi les membres actifs du bureau.

 

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