Réalisations

Les nouveaux habits de Normale Sup’

Pour les étudiants de la rue d’Ulm à Paris, l’architecte Philippe Gazeau a conçu, à un jet de pierre du Panthéon, un bâtiment de verre et de béton sobre mais résolument contemporain.

Ce nouveau bâtiment, abritant une bibliothèque et des chambres, sera à partir de septembre à la disposition des étudiants de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure.
Premier immeuble à être construit sur le site depuis les années 30, cette extension propose une surface utile de 5.120 m2 qui s’organise autour de deux niveaux de bibliothèque – une littéraire et une scientifique – de plus de 200.000 ouvrages en rayonnages, s’ajoutant à 150.000 en magasins.

Le bâtiment, dont le maître d’ouvrage est la région Ile-de-France et d’un coût de 12,7 millions d’euros, a été conçu sur « un programme simple mais difficile, emmagasiner beaucoup de volume dans un espace exigu », explique lors d’une visite de presse son concepteur, l’architecte Philippe Gazeau, lauréat du concours lancé en 1997.

Il s’agissait également d' »intégrer un bâtiment contemporain dans le centre historique de Paris », à un jet de pierre du Panthéon, alors que cette extension jouxte elle-même, d’un côté, deux façades des années 30 de l’école et, sur cour, un ensemble néo-classique de 1850.

Sur un espace extrêmement exigu bordant la rue Rateau, parallèle à la rue d’Ulm, l’architecte a choisi de superposer les activités en strates horizontales. En sous-sol, deux niveaux abritent un parking et des espaces de stockages, un entresol propose un gymnase et une salle de conférences de 120 places, surmonté de deux niveaux de bibliothèque.

En retrait de la façade, disparaissant en arrière-plan, les trois derniers étages sont occupés par 60 chambres d’étudiants, de petite taille, et uniquement équipées de lavabos. Chaque étage comprend une cuisine commune et des blocs de douches et de sanitaires.
Les matériaux choisis ont joué sur « une économie de moyens maximum », dit Philippe Gazeau. Le béton brut a été choisi pour les façades intérieures et extérieures et l’inox comme couverture.

L’horizontalité est brisée par de grands pare-soleils verticaux de 2,30 m de haut, en lames de verre pivotantes à 90 degrés. Ces lames sont composées de deux vitrages en verre trempé dans lesquels sont encastrées des tôles d’inox perforé. Ce type de lames, utilisé pour la première fois en façade extérieure, a fait l’objet d’un dossier ATEx (système de contrôle des techniques innovantes).
Deux anémomètres activent la fermeture de ces brise-soleil quand les vents atteignent 60 km/h.

A l’intérieur, les espaces de lecture qui peuvent recevoir 60 lecteurs par bibliothèque, ont été différenciés, avec des mezzanines ou des « niches » pour le travail en solitaire. Une double orientation permet d’augmenter la luminosité de l’espace.

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