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Les nanotechnologies envahissent le BTP

Jean-Charles Guézel |  le 16/03/2012  |  BétonMatériel de chantierPeintureProduits et matérielsSecond œuvre

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Si le secteur de la construction fait appel depuis des décennies aux nanomatériaux, par le biais notamment des pigments minéraux des peintures, leur utilisation tend à se généraliser. Grâce à eux, le béton et les traitements de surface acquièrent de nouvelles propriétés tandis que le matériel électrique gagne en efficacité.

Pour certains, c’est tout simplement la nouvelle révolution industrielle. Une révolution invisible, paradoxalement, puisqu’il s’agit de nanotechnologie, autrement dit de l’étude des objets actifs dans le domaine du millionième de millimètre avec la batterie de procédés et de techniques qui s’y rapportent. En tant qu’utilisateur, c’est par le biais des matériaux que le BTP est le plus concerné. Et il l’est au premier chef !

Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner la liste des nanomatériaux (1) plus ou moins couramment utilisés dans le secteur : nanoparticules de dioxyde de cérium dans les lasures antivieillissement, poudre de dioxyde de titane dans les bétons dépolluants ou antisalissures, nano-argent dans les produits à action antimicrobienne, nanotubes de carbone ou nano-argile dans les bétons haute durabilité, nanotubes de carbone encore pour d’éventuels bétons conducteurs de l’électricité (trottoirs dégivrants)… Sans parler des effets décontaminants des nanoparticules de fer et de la nanosilice sur les nappes d’eau polluées, ou des prouesses attendues des nanocristaux dans les domaines de l’éclairage à LED et des panneaux solaires.
Mais, s’il est riche de promesses techniques, le déferlement de nanoproduits n’est sans doute pas anodin pour la santé publique. C’est pourquoi, conformément aux engagements du Grenelle de l’environnement, un décret publié en février oblige les producteurs, distributeurs ou importateurs de plus de 100 grammes de nanomatériaux à en faire la déclaration auprès du ministère de l’Ecologie à compter du 1 er janvier 2013. De quoi alimenter un inventaire géré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et assurer la traçabilité en dépit des phénomènes de relargage (après incinération des déchets par exemple). Pour ne pas risquer de revivre le cauchemar de l’amiante, il convient d’être prudent avec les nanomatériaux.

Cet article fait partie du dossier

Matériaux Les nanotechnologies

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