Industrie/Négoce

Les micro-stations d’épuration tirent la croissance de Graf France

Mots clés : Démarche environnementale - Eau de pluie - Produits et matériaux - Qualité de l'eau - eau potable

L’assainissement non collectif dope Graf France, basé à Dachstein (Bas-Rhin). Jusqu’alors spécialisé dans la récupération et le traitement des eaux pluviales, le transformateur de plastique bénéficie de cinq agréments du Centre scientifique et technique du bâtiment, deux ans après son entrée sur ce marché.

Le contrôle indépendant des micro-stations d’épuration, depuis leur fabrication jusqu’au premier entretien, apporte depuis le 1er janvier un nouvel argument à Graf France, sur le marché en plein boom de l’assainissement non collectif. « Il existe désormais 35 fabricants agréés pour les micro-stations d’épuration. En l’absence de contrôle, il faut craindre le développement de contre-références », analyse Dominique Lacombe, directeur commercial. Pour consolider une position qui le situe parmi les trois leaders français des stations d’épuration d’une capacité inférieure à 200 équivalent habitants, l’industriel a missionné Assisteaux, spécialiste du traitement de l’eau. Graf France continue à parier sur une forte croissance de la demande de remplacement : « Dans leur majorité, les fosses toutes eaux polluent plus qu’elles n’épurent. Pour un prix sensiblement équivalent, nous offrons une solution beaucoup plus fiable dans la durée », estime le directeur commercial.

 

20 ans de croissance à deux chiffres

 

La stratégie développée dans l’assainissement non collectif prolonge une croissance annuelle à deux chiffres, ininterrompue depuis 1992. A cette date, le site français, qui employait alors quatre personnes dans la commercialisation de produits destinés à la viticulture, est devenu fabricant de cuves de récupération d’eau pluviale. Deux règles ont déterminé toutes les étapes suivantes : se concentrer sur les marchés de l’eau, et maîtriser les trois process de la transformation du plastique – soufflage, roto-moulage et injection. A partir du stockage des eaux pluviales où il revendique une position de leader mondial, Graf s’est diversifié vers leur gestion. Le besoin de gros volumes de stockage a conduit le groupe à s’équiper de la plus grande machine à injecter du monde, implantée dans la seconde moitié des années 2000 à Tenningen (Bade Wurtemberg). Siège mondial de Graf proche de Fribourg-en-Brisgau (à une heure de route de Dachstein), ce site a bénéficié d’un investissement de 20 millions d’euros entre 2006 et 2008 : « Les lenteurs administratives n’ont pas permis de réaliser ce projet en Alsace », soupire Dominique Lacombe.

 

 

Le site de Dachstein n’en a pas moins continué à se développer, comme en attestent ses 47 millions d’euros de chiffre d’affaires pour une centaine de salariés, sur les 100 millions d’euros et 320 personnes totalisées par l’entreprise familiale dirigée par Peter Graf, fils du fondateur Otto Graf. En 2012, l’acquisition de trois machines, pour 4 millions d’euros et avec le soutien de la région Alsace, a permis de porter la capacité de stockage des cuves pluviales enterrées jusqu’à 26 000 litres : une performance déjà dépassée début 2013, avec la production en janvier ses premières cuves de 46 000 litres.

 

Un projet logistique de 7 ha

 

La grande distribution, servie par la marque Garantia, génère la moitié des ventes, à égalité avec le négoce professionnel, où Graf trouve sa place dans la plupart des grandes enseignes du BTP. La France et l’export séparent également l’activité en deux parts égales. Des succursales ou distributeurs exclusifs servent les marchés internationaux dans plus de 60 pays, à partir de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de l’Espagne et de l’Australie.

La poursuite du développement national international passe par l’aménagement d’un site logistique de  7 ha, mitoyen de l’usine de Dachstein. Jusqu’ici locataire d’une plate-forme appartenant à Gedimat, l’industriel annonce un démarrage imminent des travaux qui dureront 12 à 14 mois, pour aboutir à une gestion rationnelle des stocks, après un investissement de 4,5 millions d’euros.

 

 

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