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Les médecins conventionnels des jardins font de la résistance
Nicolas Marquet, directeur génaral de l'Union pour la protection des jardins,a ouvert la journée "cllinique des plantes" par une conférence de presse, le 11 avril à la mairie du XIIème arrondissement de Paris. - © © Laurent Miguet

Les médecins conventionnels des jardins font de la résistance

Laurent miguet |  le 12/04/2018  |  SantéTechniqueBâtiment

Les 25 industriels de l’Union pour la protection des jardins redoutent l’échéance du 1er janvier 2019, au-delà de laquelle les jardiniers amateurs n’auront plus le droit d’utiliser des produits chimiques de synthèse. Comme chaque année depuis 2016, la mairie du VIIème arrondissement de Paris leur a offert une tribune événementielle le 11 avril, avec une « clinique des plantes » ouverte au public.

Moins 5 % pour les produits phytopharmaceutiques, plus 4 % pour les supports de culture et les terreaux, moins 1 % pour la tendance globale : les chiffres clé de l’année 2017 reflètent une situation « entre deux eaux », selon Nicolas Marquet, directeur général de l’Union pour la protection des jardins (UPJ). L’expression revêt un double sens : sur le plan règlementaire, elle s’applique à la période comprise entre le 1er  janvier 2017 et le 1er janvier 2019, échéances au-delà desquelles s’applique l’interdiction des produits phytopharmaceutiques d’abord dans l’espace public, puis dans les jardins amateurs.

Le jardin de la mairie du VIIème arrondissement illustre "le quartier le plus vert et le plus arboricole de Paris", selon René-François Bernard, ajdoint de Rachida Dati chargé de l'environnement et de l'urbanisme.
Le jardin de la mairie du VIIème arrondissement illustre

Autre regard sur le Zéro Phyto

Mais les 25 industriels se situent également à mi-chemin de la conversion de leur offre : « Nous continuons à investir pour nous adapter », affirme le directeur général du syndicat dont les 25 membres totalisent 228 millions d’euros de chiffre d’affaires. Pour autant, ces derniers n’entendent pas jeter le bébé chimique avec l’eau du bain écologique : « Zéro phyto ne veut pas dire zéro problème », insiste Nicolas Marquet. Quelques pages sombres de la transition écologique illustrent le propos : incendies générés par le désherbage au lance-flamme, dégradations d’infrastructures minées par les poussées racinaires, recrudescence de la leptospirose véhiculée par les rats qui trouvent le gîte et le couvert dans les espaces envahis par une végétation non maîtrisée…

A partir de ce diagnostic, les industriels interrogent les pouvoirs publics : alors qu’ils ne bénéficient d’aucune dérogation réglementaire, comment les particuliers pourront-ils affronter l’obligation de lutte contre des attaques parasitaires ? La question s’applique notamment aux trois quarts de propriétaires privés parmi les titulaires du label « jardin remarquable ». Une autre sonnette d’alarme cible le charlatanisme illustré, selon l’UPJ, par la promotion du désherbage au vinaigre blanc, en dépit des interdictions réglementaires et du caractère inapproprié de cet usage.

Entre communication et reconversion

L’arsenal de communication déployé par le syndicat cible le grand-public comme les collectivités, comme l’illustre le rendez-vous annuel printanier de la Clinique des plantes réédité le 11 avril pour la troisième année consécutive à la mairie du VIIème arrondissement de Paris : « le quartier le plus arboricole et le plus vert » de la capitale, selon René-François Bernard, adjoint de Rachida Dati chargé de l’environnement et de l’urbanisme.

« Rien ne vaut la rencontre physique avec les jardiniers amateurs », proclame Nicolas Marquet. Mais en dehors de la journée annuelle, le site « cliniquedesplantes.fr » maintient le lien avec une ergonomie conçue pour répondre aux demandes du public en quatre clics. Parallèlement, l’UPJ rappelle aux collectivités les dérogations qui continuent de s’appliquer aux terrains de sport et aux cimetières.

En même temps que la bataille de la communication, celle de la reconversion industrielle cible les engrais, qui pèsent aujourd’hui 14 % du chiffre d’affaires de l’UPJ : cette proportion devrait sans doute croître en même temps que diminuera la part des produits phytopharmaceutiques, encore chiffrée à 35 %.

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