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Les marchés publics ramènent le sourire aux entreprises du paysage
Ce 24 janvier, Catherine Muller (Unep) et Marc Loiseleur (Qualipaysage) ont accueilli la première visite de presse de la Maison du paysage, ouverte juste avant Noël. - © © Laurent Miguet

Les marchés publics ramènent le sourire aux entreprises du paysage

Laurent miguet |  le 26/01/2017  |  Paysage

A moins 1 % sur un an selon le baromètre Unep-Agrica, l’évolution du chiffre d’affaires des 28600 entreprises du paysage déçoit Catherine Muller. Mais la présidente de la principale organisation professionnelle du secteur trouve des raisons d’espérer dans le retournement de tendance des marchés publics.

La légère baisse d’activité enregistrée en 2016 par les entreprises du paysage ne ressemble pas à celle de 2015. Alors que cette année-là, les particuliers avaient corrigé la chute des marchés publics pour arriver à un solde négatif de – 2 %, les courbes se sont inversées : monsieur et madame Tout le monde diminuent leur dépense de 2 % au quatrième trimestre 2016, par rapport à la période équivalente de 2015. Ils investissent en moyenne 4500 euros dans leur jardin, au lieu de 4600 l’année précédente. Seuls 42 % de leurs devis se transforment en achats. Loin de fonctionner comme amortisseurs de crise, les grands comptes privés déclenchent eux aussi le signal d’alarme des professionnels, pour la seconde année consécutive.

Les prix publics remontent

La partie lumineuse du bilan conjoncturel semestriel vient de là où on ne l’attendait plus : la commande publique se redresse à  + 0,5 % sur l’année, et à + 2 % au quatrième trimestre, ce qui amène au solde négatif global de moins 1 % sur un an pour la profession. Mieux : les prix augmentent et les entreprises enregistrent un taux d’acceptation de leur devis égal à 30 %. « Il y a longtemps qu’on n’avait plus vu ça », rappelle la présidente. Les nouvelles réglementations contribuent, selon elle, à ce vent favorable : « Les surfaces dédiées aux espaces verts augmentent dans les Plans locaux d’urbanisme, le statut légal des paysagistes concepteurs et la loi Création architecture patrimoine nous donnent des leviers ». Les entreprises du paysage profitent également de la végétalisation des infrastructures, point fort du plan de relance autoroutier.

Cible communale

Pour souffler sur la braise de la commande publique, l’Unep prévoit d’intensifier ses campagnes de communication autour de la démonstration des bienfaits du végétal, amorcée en 2016 avec la livraison de l’étude du cabinet conseil Asterès, qui a mis en évidence les externalités positives des espaces verts. Les communes en constituent plus que jamais la cible privilégiée, à mi-mandat des municipalités. La prochaine étape aura lieu mars, avec la livraison du palmarès de l’Observatoire des villes vertes, créé en 2014 avec les directeurs de services d’espaces verts regroupés dans l’association Hortis. Les 50 grandes villes qui y participent investissent en moyenne  5 millions d’euros par an dans leurs espaces verts.

Guide de l’achat public au printemps

En partenariat avec l’Association des maires de France, la publication d’un guide de l’achat public, annoncée pour le printemps, marquera un second temps fort de la sensibilisation des élus locaux, portée par toutes les professions du végétal regroupées dans l’association interprofessionnelle Val’hor. La santé offrira à l’Unep un autre angle privilégié de sa communication pour 2017, qui, comme toutes les années impaires, s’achèvera avec le salon Paysalia de Lyon et son concours du Carré des jardiniers : les candidats plancheront sur « Les bienfaits du Dr Jardin ».

Bataille fiscale

Vis-à-vis de l’Etat, l’Unep s’affiche comme une bonne élève de la loi Travail : « les ministères du Travail et de l’Agriculture nous ont félicités pour la formalisation de notre référentiel, pour le compte pénibilité », témoigne la présidente. Sur le front fiscal, l’organisation reprendra ses discussions avec les élus nationaux qui sortiront des élections du printemps : « Alors que les pépiniéristes et horticulteurs bénéficient d’une TVA à 10 %, les entreprises du paysage subissent un taux de 20 % qui pénalise la valeur ajoutée issue de leur main d’œuvre », s’offusque la présidente. L’Unep compte sur le relais de la fédération européenne des entreprises du paysage (l’Elca), désormais implantée à Bruxelles, pour porter ce message au sein de l’Union. A l’échelle régionale, l’organisation a mis ses délégations au diapason de la réforme territoriale, et se tient prête à négocier avec les nouvelles régions, détentrices des budgets publics affectés à la formation professionnelle.

Le tournant de l’ubérisation

Tout en poursuivant ses combats politiques, l’Unep reste attentive aux évolutions sociétales, marquées par l’uberisation qui conduit les particuliers à sélectionner leurs prestataires par internet. Convaincues de leur capacité à faire la différence sur le terrain de la productivité et de la qualité, les entreprises ne partent pas vaincues sur ce nouveau front.

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