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Les majors français du BTP s'exportent bien

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 29/11/2001  |  France entièreRéalisationsIndustrieInternationalEurope

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Les ténors du BTP français devraient conforter leur position de champions du monde du secteur en 2001, intervenant dans de nombreux projets à l'étranger grâce, notamment, aux acquisitions réalisées hors de l'Hexagone, selon une étude des Entrepreneurs français internationaux.
Les groupes français (15 au total) réalisent désormais au moins 40% de leur chiffre d'affaires en moyenne à l'étranger, souligne le SEFI (Syndicat des entrepreneurs français internationaux).
Ensemble, les majors français sont les plus actifs à l'étranger et ont été particulièrement performants en 2000, avec une augmentation de 30% de leurs activités hors de l'hexagone et un chiffre d'affaires de 19,4 Mds €. L'augmentation de l'activité est due pour moitié à l'achat de sociétés étrangères et pour l'autre à des participations dans des contrats locaux.

En 2001, la conjoncture plus morose devrait se traduire, selon les premiers éléments, par une stabilité de ce chiffre d'affaires international. En 2002, le SEFI prévoit un repli des activités de construction dans le domaine industriel et le recul des projets d'infrastructure de télécommunications, qui avaient dopé le marché mondial au cours des dernières années.
Connus pour des projets "pharaoniques" comme la mosquée de Casablanca, l'université de Ryad ou le pont Vasco de Gama au Portugal, les groupes français de construction se sont également rabattus depuis plusieurs années sur des chantiers plus modestes.

Les financements manquent et les groupes français sont nettement plus prudents face aux risques financiers et politiques dans les pays en développement. "Aujourd'hui, les entreprises comme Bouyues ou Vinci doivent de plus en plus rendre compte devant leurs actionnaires. Le retour sur investissement est regardé de très près" et elles ne peuvent plus se permettre de réaliser des opérations uniquement pour le prestige, indique-t-on au siège du SEFI.
Pour autant, leurs activités à l'international ne s'épuisent pas, au contraire.
Les groupes se sont adaptés et se révèlent principalement présents sur des marchés plus spécialisés, plus techniques et regroupant à la fois construction, exploitation et maintenance.

Quant aux pays en voie de développement, dont les grands projets d'infrastructures se réduisent comme peau de chagrin, le SEFI, soutenu par ses collègues étrangers, plaide pour la mise en place d'une formule de partenariat public-privé.
Les entreprises françaises, elles, investissent en priorité en Asie et en Europe de l'est et réduisent au maximum les risques en évitant de contracter de nouveaux projets au Moyen-orient et en Afrique.

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