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Les maçons s'organisent pour moins subir la crise
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Les maçons s'organisent pour moins subir la crise

Florent Lacas |  le 17/09/2012  |  MaçonnerieFormation BTPGros œuvre

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L'Union de la maçonnerie et du gros-oeuvre (UMGO-FFB) a tenu son assemble générale à La Baule dans un contexte dominé par les craintes concernant l'année 2013. Prudents, les chefs d'entreprise s'organisent pour résister.

L'Union de la maçonnerie et du gros oeuvre (UMGO-FFB) avait pris l'habitude, lors de ses deux dernières assemblées générales de septembre, de déplorer les annonces catastrophiques de l'été. Crise de l'euro en 2010, plan de rigueur gouvernemental en 2011... Cette année, aucune mauvaise nouvelle comparable n'est venue gâcher l'été des entreprises du bâtiment et des travaux publics.

Mais la situation reste évidemment préoccupante, comme l'a rappelé Loïc Chapeau, chef du service "Etudes statistiques" à l'UMGO."Nous devrions parvenir, en 2012, au chiffre de 351 000 mises en chantier dans le neuf, soit une chute de 16 % par rapport à 2011. Dans le non-résidentiel, nous observons une baisse de 9 % des mises en chantier. L'amélioration-entretien subit également un recul de 0,2 %, a-t-il détaillé. Nous craignons que la fin de l'année accélère ce mouvement." Et si des mesures ne sont pas prises rapidement pour relancer l'activité, "la situation sera difficile début 2013", a précisé Jean-Yves Robin, président du Conseil des professions de la FFB.

"Dans la période de prix bas que nous traversons, nous devons resserrer les boulons en diminuant nos coûts", a estimé Guy Durand. Les professionnels du secteur se sont, à ce titre, investis dans la révision des index BT03 (Maçonnerie blocs et briques) et BT06 (Béton armé et génie civil). Le gouvernement, en début d'année, avait demandé à l'Insee de réaliser ce travail. "Nous avons croisé les données d'un échantillon d'entreprises de gros oeuvre, et des écarts significatifs sont apparus entre l'état actuel des index et la ventilation réelles des coûts d'une entreprise : les salaires et charges (47 %) ainsi que les frais divers (7 %) ont diminué par rapport à la dernière mise à jour des index, mais le poste matériaux (43 %) a augmenté", a indiqué Guy Durand.

De vifs échanges sur le problème des raccordements de chantier tardifs


L'assemblée générale a également été l'occasion de revenir sur plusieurs sujets connexes, comme la prévention ou la formation. Mais celui ayant suscité le plus de réactions est celui des retards des branchements de chantiers au réseau électrique. Certains chefs d'entreprises présents ont fait savoir leur mécontentement aux représentants d'ERDF présents. "L'an dernier, je me plaignais déjà auprès de vous car il nous fallait compter quatre semaines, en moyenne, pour obtenir un raccordement. Je vous félicite, car cette année nous sommes passés à six !", s'est exclamé un membre de l'UMGO. Franck Cotton, président de l'organisation professionnelle, a rappelé que dans certaines régions, la situation était bien gérée. Il a aussi signalé à quel point il était difficile de prévenir tôt les services d'ERDF d'un prochain chantier à raccorder : "Lorsque nous gagnons un appel d'offres, nous ne sommes souvent mis au courant que huit jours avant le début du chantier..."

ERDF et la FFB comptent sur la convention qu'ils ont passée sur le sujet le 13 septembre pour assurer un meilleur service aux entreprises.

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