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Les machines de recyclage à froid à la conquête de l’Amérique

Gilles Rambaud |  le 16/12/2011  |  TransportsRénovationEuropeFrance entièreInternational

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Les Etats-Unis, qui surprennent souvent les Européens par la vétusté de leurs matériels routiers, viennent d’acheter six machines très sophistiquées en moins d’un an : des recycleuses à froid Wirtgen 2200 CR, les dernières-nées, et les plus complexes du fabricant. Présentée pour la première fois lors de la Bauma 2010, cette machine de 46 t attira beaucoup de curieux, dont bon nombre d’entrepreneurs parlant avec un fort accent texan qui avaient fait le déplacement jusqu’à Munich. D’où vient cet intérêt soudain des Américains pour le recyclage à froid ? « La réponse se trouve dans le maillage des centrales d’enrobage, explique Cyrus Barimani, responsable produit chez Wirtgen. En France le recyclage à froid peine à se développer car il y a toujours une centrale à proximité. Mais aux Etats-Unis il faut parfois faire 150 km, voire plus, pour trouver un poste d’enrobage. Ce type de recyclage devient alors la meilleure des solutions. » Car il évite les rotations de poids lourds. La recycleuse, attelée à une citerne de bitume, rabote la chaussée sur une profondeur donnée, malaxe dans une cloche les fraisats recueillis avec de l’émulsion ou de la mousse bitume selon la formulation choisie, chauffe ce mélange à une centaine de degrés et le redépose avec une table de finisseur à haut pouvoir de compactage installée à l’arrière. Cette méthode dite « sur site » est à distinguer du recyclage à chaud (des brûleurs font fondre la route), qui tend à disparaître du fait de la forte pollution qu’il entraîne, et de la méthode dite « en centrale », la plus prisée des Français. Celle-ci consiste à expédier le fraisat par camions vers la centrale la plus proche. En France une dizaine de camions suffisent pour assurer une bonne rotation. Il en faudrait une centaine aux USA, d’où un avantage économique à les supprimer. Reste à trouver la machine bien adaptée au réseau routier américain. Wirtgen l’a fait en augmentant la largeur de rabotage, passant à 3,80 m, ce qui là-bas correspond à une voie de circulation. La bonne technique et la bonne machine. Reste maintenant à attendre que l’économie américaine transforme en appels d’offres ses immenses besoins en rénovation routière.

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PHOTO - 606598.HR.jpg - © Wirtgen Eiffage

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