Industrie/Négoce Rencontres de la FNBM

Les institutions soutiennent la place du négoce dans la RGE

Les rencontres organisées par la Fédération du négoce de bois et des matériaux de construction (FNBM) à l’issue de son assemblée générale le 25 juin avaient pour thème la RGE comme opportunité pour la filière. Les institutions présentes ont cautionné la place de la distribution dans le dispositif RGE et relancé le débat sur une RGE Négoce.

Le bilan de l’année 2013 et du début 2014 par Géraud Spire, président de la fédération du négoce de bois et des matériaux de construction (FNBM), à l’issue de l’assemblée générale de celle-ci le 25 juin, ne laissait guère de doute sur les inquiétudes du secteur. « L’activité est médiocre. Si les chiffres de ventes sont positifs sur le premier trimestre 2014, c’est parce que les mois de références 2013 étaient particulièrement mauvais, a souligné Géraud Spire. Nous n’avons pas récupéré, tant s’en faut, le niveau d’activité d’il y a deux ans. Et les perspectives sont inquiétantes, puisque les chiffres du logement continuent à être très négatifs. Sur douze mois, le marché est passé sous la barre des 300.000 logements mis en chantier. Les investisseurs ont fui la construction ! »

 

La RGE, une réelle opportunité

 

Malgré ce tableau, le président de la FNBM a lancé sur une note positive le débat sur la RGE qui se tenait à l’issue de son assemblée générale. Il a notamment souligné « l’opportunité de cette démarche pour le négoce, et sa légitimité dans le débat grâce au travail de proximité et d’accompagnement qu’il réalise au quotidien auprès des professionnels du bâtiment. » De fait, au terme de la table ronde, chaque intervenant a replacé la distribution au sein de la filière.

Ainsi, Patrick Bayle, pilote stratégique du projet FeeBat et directeur délégué de la direction du marketing d’EdF commerce pour le marché des clients particuliers, a précisé que « dans le cadre du nouvel accord FeeBat qui sécurise le système jusqu’en 2018, nous sommes en train d’intégrer à nouveau les distributeurs dans la démarche. Les discussions sont en cours. Il est clair que, de toute façon, en tant qu’énergéticien nous allons travailler de plus en plus avec la distribution ».

 

Le négoce au cœur du dispositif

 

Cette place de la distribution au cœur de la démarche RGE a été justifiée également par Jérôme Gatier, directeur général du Plan Bâtiment durable, par la nécessité de travailler « sur les deux ressorts de l’offre, et de la demande » afin qu’au final le client donneur d’ordre ait confiance et passe à l’acte. De ce fait, le négoce se trouve au croisement entre l’offre et la demande.

Mais l’ampleur du défi que représente une progression forte du niveau de compétence de la profession a été largement souligné par tous les intervenants. Même si 30.000 à 40.000 entreprises devraient être RGE à la fin 2014, selon Dominique Tarrin, directeur général de Qualibat, le travail qui reste à mener est conséquent. Comme l’a rappelé Patrick Bayle, « il ne s’agit pas de qualification professionnelle liée à un métier bien déterminé dans lequel l’artisan s’investit, mais d’une compétence globale et technique sur l’efficacité énergétique d’un bâtiment ».

 

Bientôt une indication RGE Négoce ?

 

Enfin, notamment par la prise de parole de Koumaran Pajaniradja, chef du bureau des acteurs, produits et innovation dans la construction de la DHUP, et de Jacques Pestre, directeur général adjoint de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France et copilote du plan sur la rénovation thermique des bâtiments de la mission Nouvelle France industrielle, l’idée d’une mention RGE Négoce a été relancé à l’occasion de ces rencontres de la FNBM.

Le premier a confirmé que le décret RGE était à la signature des six ministres impliqués et serait publié la première semaine de juillet, tout en faisant l’éloge du négoce. « Sans doute la distribution a-t-elle été un peu oubliée au départ du processus, mais nous avons besoin de la présence territoriale de celle-ci et de son implication pour la montée en compétence et des services qu’elle peut proposer aux professionnels du bâtiment. » Selon Koumaran Pajaniradja, « il nous appartient à tous de définir collectivement le contenu de cette mention RGE Négoce, car il y a un réel besoin du marché pour accompagner la montée en compétence et susciter la confiance des ménages pour que les commandes de travaux reprennent. On peut le faire, assez vite, en tout cas avant la fin de l’année, sans créer de ligne de conflit entre les acteurs, mais dans la complémentarité de tous les dispositifs ».

Ce discours a complété la vision de Jacques Pestre, ardant défenseur d’une mention qui valorise l’investissement des négociants dans l’accompagnement du marché : « Nous voulons que le rôle de la distributionsoit reconnu. »

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