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Les horticulteurs en quête de compétitivité
Astred'hor Sud-ouest a testé des concepts marketing fondés sur des ambiances et sur des fonctions écologiques, plus que sur des plantes. - © © ASTREDHOR Sud Ouest /GIE Fleurs et Plantes

Les horticulteurs en quête de compétitivité

Laurent miguet |  le 01/07/2016  |  Travail

L’urgence économique prime sur la technique : en réponse aux demandes de la profession, l’Institut technique de l’horticulture Astredhor a placé son assemblée générale du 30 juin sous le signe de la quête de compétitivité.

La grande hétérogénéité des coûts de main d’œuvre constitue la première leçon de l’Observatoire technico-économique (OTE) mis en place en début d’année par l’Institut technique Astredhor. 14 entreprises ont accepté de jouer le rôle de cobaye pour une analyse des coûts de trois familles de produits : les plants issus de pépinières, les cyclamens et les pelargonium. « Financé par le ministère de l’Agriculture via France AgriMer, l’OTE porté par Astred’hor fournira aux entreprises des indicateurs non publiables, pour les aider à identifier les postes sur lesquelles elles disposent de marge de compétitivité », résume Anne-Laure Laroche, chargée de mission Economie et marché de l’Institut.

Ecoute du marché

Non contente d’accompagner les entreprises dans la diminution de leurs prix de revient, Astredhor teste également des méthodes pour enrayer la chute des consommations avec des arguments écologique et esthétique. Avec les financements de France AgriMer, sa délégation sud-ouest a testé deux kits publicitaires, dans quatre lieux de vente, pour évaluer l’efficacité de deux messages identifiés comme des demandes sociétales auxquelles les horticulteurs peuvent répondre : la sélection de plantes qui attirent les abeilles et la capacité à proposer une diversité de formes et de couleurs dans des massifs à croissance rapide. « Trop de signes de qualité finissent par détourner le consommateur qui n’y comprend plus rien », constate Olivier Riaudel, Chef de culture Astredhor Sud-Ouest. Face à cette profusion, la profession admet l’idée de se mettre en ordre de bataille derrière le label Fleurs de France, portés sur les fonts baptismaux par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, à la fin 2014.

Observatoire international

Présent à l’Assemblée générale, France AgriMer porte plusieurs initiatives complémentaires de celles de l’Institut : « Nous avons presque fini le recensement des plantes mellifères mené avec l’Institut technique des abeilles », confie Isabelle Chibon-Tailhan, déléguée aux filières horticoles au sein de l’organisme qui anime les politiques du ministère de l’Agriculture. Astred’hor et la société nationale d’horticulture de France reliront les premières moutures du recensement. Une autre sollicitation en cours s’adresse au Museum national d’histoire naturelle.

France AgriMer annonce le déblocage du dossier d’un observatoire international de la compétitivité, attendu de longue date par la fédération nationale des pépiniéristes et horticulteurs professionnels (FNPHP), comme elle l’a rappelé fin juin lors de son 72ème congrès réuni dans la région lyonnaise. Les parties prenantes se retrouveront à la rentrée pour sélectionner les indicateurs d’éventuelles distorsions de concurrence, parmi lesquelles les entreprises identifient les réglementations environnementales.

Décrochage

Pour autant, le ministère se garde bien de promettre un avenir radieux à des horticulteurs qui, de toutes façons, auraient du mal à y croire: « Régulièrement, je vois fermer des entreprises que j’ai connues prospères voici peu », confirme Claude Déhais, le président d’Astredhor. Le décrochage de la compétitivité de l’agriculture française, constant depuis plus de 20 ans, conforte ce témoignage : Hervé Guyomard, directeur scientifique agriculture de l’Institut national de recherche agronomique, a confirmé l’ampleur d’une tendance qui ne se retournera pas rapidement. « Il ne faut pas hésiter à dire qui va perdre », insiste-t-il. Le scientifique n’en a pas moins proposé des pistes encourageantes, y compris pour les stratégies marketing : « La première tentation consiste à travailler sur les produits existants. Intéressez-vous aussi aux coproduits ou à ceux qui n’existent pas encore »…

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