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Les Hauts de France montrent la voie des constructions passives
Les bâtiments passifs se caractérisent par une isolation très performante - © Franck Boston - Fotolia Franck Boston - Fotolia

Les Hauts de France montrent la voie des constructions passives

AFP |  le 27/02/2018  |  EnergieTechniqueEurope

Né au début des années 1990 en Allemagne, les maisons ou bâtiments passifs se développent dans les Hauts de France, où le climat implique des factures d'électricité élevées, en dépit d'un coût initial plus élevé.

Les "Passivhaus", qui consomment très peu d'énergie, voire qui ne nécessitent aucun système de chauffage, ont le vent en poupe. Dans le bassin minier, où les habitations sont de véritables passoires thermiques, les factures s'envolent. Par exemple, Olivier Baye, qui habite à Courcelles-lès-Lens dans le Pas-de-Calais, a fait construire une maison passive et a vu ses factures énergétiques baisser pour atteindre 60 euros par mois (auparavant il payait 3 000 euros par an). La température intérieure atteint 20°C et l'impression de chaleur est très agréable grâce à la ventilation.

Rien de très high tech lors de la conception de la maison, mais pluôt une attention donnée à l'orientation et à la quantité de surface vitrée, notamment en orientant les fenêtres au sud. A cela, il faut ajouter une isolation optimale, en utilisant des fenêtres à triple vitrage très performantes, et enfin une ventilation double-flux avec récupération de chaleur à partir de l'air vicié.

Intérêt des collectivités

Il n'est alors pas étonnant que ce type de construction intéresse les collectivités locales. Ainsi, à Templeuve-en-Pévèle, commune de 6 000 habitants proche de Lille, le nouveau groupe scolaire est passif, notamment parce que le surcoût entre HQE et Passivhaus n'est pas si important que cela. Christian Lemaire, maire-adjoint LR de la ville, chiffre ce surcoût à 20%, soit 6,5 millions d'euros. Ainsi, "le retour sur investissement est prévu à plus ou moins quinze ans", ajoute l'élu.

Le groupe scolaire, construit en 2014, serait froid le lundi matin selon une professeure, mais pour l'architecte, ce sont les usagers qui participent au chauffage du bâtiment par leur température corporelle. Il est alors normal que l'air soit plus frais le lundi matin alors que les locaux ont été vides le week-end.

En tout état de cause, il faut, pour chauffer dix classes, une chaudière gaz équivalente à celle d'une maison. Pas étonnant alors que les élus locaux soient très intéressés par les bâtiments passifs, notamment en ces temps de restrictions budgétaires.

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