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Les grands chantiers de l'A89 contribuent au maillage du réseau

JEAN-MICHEL GRADT |  le 05/09/1997  |  AménagementTransportsTravailFrance Gironde

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-Autoroutes du sud de la France lance progressivement les chantiers de la première autoroute d'aménagement du territoire, bouclés à l'horizon 2004 ou 2006. -D'ici à la fin 1998, toutes les sections devraient être déclarées d'utilité publique. -Une autoroute estimée à 28 milliards de francs de coût global.

C'est à Autoroutes du sud de la France (ASF) et à son nouveau président, Bernard Val, qu'incombe la maîtrise d'ouvrage de l'A89, la première à entrer dans la catégorie nouvelle des autoroutes dites « d'aménagement de territoire ».

Elle reliera, à l'horizon 2004 ou 2006, et sur près de 520 km, Bordeaux à Clermont-Ferrand et Lyon, puis, au-delà, ouvrira sur l'Italie et sur la Suisse en se connectant sur les zones riches de la « Banane bleue » (l'axe Londres-Ruhr-nord de l'Italie). Par ailleurs, en offrant de nombreuses connexions avec les autoroutes existantes, l'A89 contribue au maillage du réseau autoroutier français et irrigue des régions jusqu'ici assez isolées, comme la Dordogne ou la Corrèze. Le coût global de cette autoroute est estimé à 28 milliards de francs environ.

« Cette année, les travaux ont débuté par les deux extrémités de la section Libourne-Le Sancy, comme l'avait souhaité le président de la République dans son discours d'Egletons », rappelle Alain Robillard, directeur de la construction d'ASF et grand ordonnateur des travaux.

La dernière DUP avant la fin de 1998

Sur les 288 km déclarés d'utilité publique (voir carte) , outre le chantier de l'antenne de Lussat - qui sera ouverte au début de l'année 1998 - aux abords de l'A71, les travaux concernent, d'un côté, une section de 49 km entre Libourne-Ouest (Gironde) et Montpon-Ménestérol (Dordogne) et, de l'autre, une section de 40 km entre Le Sancy et Ussel-Ouest.

Pour ces 288 km, la facture est estimée à 16 milliards de francs environ. « Au vu des résultats des premières consultations, on note une concurrence assez vive entre les entreprises », relève Alain Robillard.

Pour la section suivante, Le Sancy-A71 (estimée à 3 milliards de francs), l'enquête publique est en cours. Si les commissaires enquêteurs donnent un avis favorable - le tracé tutoie le parc naturel des Volcans -, la DUP (déclaration d'utilité publique) pourrait intervenir en janvier prochain.

Pour la dernière section enfin, c'est-à-dire Balbigny-A6, estimée cette fois à plus de 9 milliards de francs, l'enquête publique a débuté le 12 juin dernier. Le verdict devrait être connu au plus tard avant la fin de l'année 1998.

Difficultés techniques et respect de l'hydrologie

Le linéaire imposant de l'A89 réserve, techniquement parlant, une palette variée de difficultés : problèmes de franchissement qui vont imposer la réalisation d'une série impressionnante d'ouvrages exceptionnels, mais également problèmes de maîtrise hydrologique, qu'il s'agisse des zones inondables de la vallée de l'Isle, près de Bordeaux, ou encore problèmes de protection des nappes phréatiques sur l'axe Le Sancy-Châtelguyon.

Dans cette zone de terrains très instables, voire sujets aux éboulements, il faudra réaliser les travaux en évitant, à tout prix, les risques d'infiltration et de pollution des nappes souterraines.

ASF en chiffres (au 1er janvier 1997)

Réseau : 1 760,2 km en service, 191,4 km en construction, 620,5 km à lancer.

Investissements 1997 : 4,6 milliards de francs pour la construction neuve et 800 à 900 millions de francs pour l'entretien et les grosses réparations.

TRACE: A89 entre Bordeaux et Lyon

PHOTO : Alain Robillard, directeur de la construction d'ASF : « On note une concurrence assez vive entre les entreprises ».

Une série d'ouvrages exceptionnels

Sur les 228 km de la première section, le relief va dicter à cette autoroute transversale une impressionnante série d'ouvrages d'art : trente-cinq au total, la majorité d'entre eux étant concentrée entre Périgueux et Tulle-Est - on en compte cinq pour le seul département de la Corrèze !

« Deux ouvrages d'art très exceptionnels verront le jour, renchérit Alain Robillard : le viaduc de Tulle, qui s'annonce comme l'un des plus longs de France, avec 1 150 m de portée. Il franchira la Corrèze à 165 m du sol. Pour le franchissement de la vallée du Chardon, c'est l'innovation qui prime : il s'agit de renouer avec la technique du pont suspendu à nappe centrale : celle du pont du Chardon mesurera 600 m et se situera à une hauteur de 100 m. » Il existe seulement quelques ponts de ce type au monde, dont celui de Tancarville.

Les amateurs de grands ouvrages et de défis techniques vont pouvoir à nouveau se passionner pour ce viaduc de Millau bis.

Enfin, sur la section finale de Balbigny à Lyon, le relief mais aussi une urbanisation très dense en vallée du Rhône ont conduit ASF à prévoir 16 km d'ouvrage d'art, dont 10 km de tunnels.

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