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Les Français et le marché de la distribution de l'eau (portfolio)
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Les Français et le marché de la distribution de l'eau (portfolio)

Defawe Philippe |  le 06/02/2008  |  France EnvironnementSantéTechnique

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Un sondage réalisé par l’Ifop pour la Fédération des Distributeurs d’Eau Indépendants (FDEI) met en avant la volonté des Français de voir davantage de concurrence et un rôle accru des PME dans la gestion des services publics d’eau. Un sujet qui, selon les personnes interrogées, doit être un enjeu des prochaines municipales.

Les Français interrogés associent au secteur de l’eau l’image d’un secteur géré par des grands groupes (72%) et donc de fait peu concurrentiel (64%). Dans ce contexte, l’action de contrôle des pouvoirs publics est jugée insuffisante par plus d’un interviewé sur deux (52%).
"Les Français soutiennent très majoritairement (72%) l’idée de favoriser l’accès des PME du service de l’eau aux marchés publics afin d’augmenter leurs poids face aux grandes entreprises ou aux grands groupes" indique Frédéric Dabi, directeur du département d'Opinion Publique de l’Ifop.

Un besoin de qualité
Sur le marché de la distribution de l’eau, la qualité de l’eau se révèle sans conteste le critère de première importance, auquel les personnes interrogées se disent attachées (81% de citations). Vient ensuite, comme garantie de cette attente de qualité, le contrôle et la sécurité. Dans un environnement marqué par la thématique du pouvoir d’achat, le prix constitue également un critère essentiel sur ce marché.

Un enjeu pour les prochaines élections municipales
Dans la période pré-électorale actuelle, le thème de la gestion de l’eau bénéficie d’un intérêt certain de la part des Français. Plus de huit personnes interrogées sur dix (81%) souhaitent en effet que ce sujet soit abordé au moment des élections municipales de mars prochain. "Les Français appellent donc massivement de leurs vœux que la thématique de l’eau s’invite dans la campagne municipale" conclut Frédéric Dabi.
J-P D.

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Les PME du secteur de l'eau réclament une plus grande part du gâteau



La fédération des distributeurs d'eau indépendants (FDEI), qui représente les PME, a souhaité mercredi obtenir une plus grande part de marché, afin de créer une "véritable concurrence" dans un secteur dominé par Veolia et Suez.
Dans une série de propositions visant à créer une "véritable concurrence", la FDEI "souhaite que la part des PME sur le marché (privé) des délégations de services publics d'eau et d'assainissement passe de 3% à 23% dans les cinq ans".
Actuellement les services d'eau potable fournis par le secteur privé sont assurés à 96% par trois groupes, Veolia, Suez et la Saur, et à 3% par des PME, affirme la fédération.

Le marché global de l'eau potable - y compris les opérateurs publics - est contrôlé à 69% par ces trois groupes privés, Veolia (39%), Suez (19%) et la Saur (11%). La part des opérateurs publics (collectivités locales) est de 28% et celle des autres délégataires, souvent des PME, d'un peu plus de 3%, selon la FP2E (Fédération Professionnelle des Entreprises de l'Eau), qui représente les grands groupes.
Le traitement des eaux usées est assuré à 54% par les trois mêmes groupes (Veolia pour 28%, Suez pour 18% et la Saur pour 8%), à 45% par des opérateurs publics (collectivités locales) et à moins de 1% par d'autres délégataires.
La fédération dénonce une "position des grands groupes (...) plus que dominante" sur ce marché, qui est "complètement bloqué" étant donné que "les délégataires en place sont reconduits dans plus de 90% des cas".
Pour atteindre 23% de part de marché, la FDEI demande de "réserver aux PME les contrats inférieurs à 8.000 abonnés". Pour les contrats supérieurs à 8.000 abonnés, il faudrait, selon elle, "dédommager les frais d'études des PME dont les offres ne seraient pas retenues à hauteur de 10.000 euros".
Enfin, pour "empêcher le dumping des grands groupes lors du renouvellement des contrats des PME", la fédération propose de "refuser des offres qui seraient 20% en-dessous des charges actuelles du service".

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