En direct

Les fenêtres passives d’Alsace arrivent à Bordeaux
Les nouveaux locaux de Bieber Bois - © ©Bieber Bois

Les fenêtres passives d’Alsace arrivent à Bordeaux

Laurent Miguet (Bureau de Strasbourg du Moniteur) |  le 01/08/2012  |  ImmobilierAubeBas-RhinGirondeInternational

Pionnier français du triple vitrage pour fenêtre passive en bois et aluminium, Bieber Bois met en service en septembre son nouvel outil de production à Waldhambach (Bas-Rhin).

Avec 4000 m2 de menuiseries extérieures, le lycée Vaclav Havel en fin de chantier à Bègles (banlieue de Bordeaux) donne une référence phare à Bieber Bois. Premier lycée à énergie positive de France, l’établissement conçu par l’agence Veron-Ducasse-Gorse devra une partie de ses performances à la PME de Waldhambach (Bas-Rhin) qui livre 2789 fenêtres sur mesure auxquelles s’ajoutent 1500 m2 de mur rideau, dans un bâtiment en forme de S. « D’autres menuisiers européens maîtrisent le savoir-faire nécessaire à la fabrication de fenêtres et façades passives. Nous avons fait la différence en y ajoutant les garanties de sécurité des personnes exigées par la réglementation française », analyse Christophe Bieber, directeur général et fils du P-DG de l’entreprise.

Croissance hexagonale

Christophe Bieber
Christophe Bieber

Présents au lycée Vaclav Havel, le triple vitrage et l’association du bois et de l’aluminium ont propulsé la PME régionale, durant les années 2000, sur le marché de l’hexagone : la combinaison des deux matériaux dans des fenêtres passives concourt à plus de la moitié de sa production. Le menuisier réalise 22 millions d’euros de chiffre d’affaires avec 140 salariés, au lieu de 90 en 2005. La Bretagne, l’agglomération lilloise et les départements de Savoie et de Haute-Savoie ont tiré la croissance, de même que la région parisienne, où Bieber Bois doit sa notoriété au Passage Frequel, un immeuble de 17 logements sociaux livrés en 2010 par Pascal Gontier dans le XXème arrondissement de Paris.

Tout en conservant une activité sur les chantiers dans le département du Bas-Rhin, l’entreprise a développé un réseau de 320 prestataires réguliers. Des formations de deux jours, assurées par Xilapan, Maxan et Afordex, garantissent la qualité de la mise en œuvre, jusqu’au contrôle de l’étanchéité à l’air. Grâce à la référence de Bègles, la densification de ce réseau devrait se poursuivre dans les départements pyrénéens ainsi que dans les régions Centre et Auvergne, avec des entreprises locales sélectionnées pour leur capacité à concilier la rigueur technique et le dynamisme commercial. « Notre présence sur la marché suisse, qui a précédé les exigences issues du Grenelle de l’environnement, nous a permis d’anticiper l’évolution de la demande française », explique Christophe Bieber. Bieber Bois réalise le tiers de son chiffre d’affaires à l’exportation, principalement en Suisse, en Belgique et aux Etats-Unis. Soucieux de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, l’entreprise répartit ses ventes entre le logement neuf, la rénovation et les équipements publics.

Investissement de productivité

Pour concilier la production industrielle et la réponse aux demandes de prestations sur mesure, le concepteur et fabricant a mis en service en 2008 une machine à commande numérique de marque Homag. Cet outil, qui a mobilisé un investissement d’1 million d’euros, ne suffit déjà plus à répondre à la demande : sa capacité se limite à 500 pièces en huit heures. Une nouvelle machine, réalisée par plusieurs industriels avec l’appui du consultant suisse Koch, entrera en service en septembre, et multipliera par cinq la productivité. Ce nouvel investissement de 7 millions d’euros comprend la construction d’un hall de 2000 m2, portée par le crédit-bailleur régional Alsabail. Tout en démontrant son savoir-faire avec un mur rideau intégrant des ouvrants en façade Est, le menuisier et son architecte Alain Bénédick ont mobilissé un autre grande nom alsacien de la construction bois : Mathis, leader français de la charpente en lamellé collé, a réalisé la structure du nouveau hall.

Menuiserie 21 orchestre la renaissance des fenêtres en bois

Président de Menuiseries 21 depuis ce printemps, Christophe Bieber espère renforcer la notoriété européenne des menuiseries bois affiliées à la Fédération française du bâtiment et parties prenante de la transition énergétique du bâtiment. Le réseau de 35 entreprises profitera de la fin du salon Equip’Baie pour fêter son 10ème anniversaire le 16 novembre à Paris, avec la participation de ses homologues italiens, suisses et autrichiens. « Les échanges de savoir-faire nous ont fait beaucoup progresser », témoigne l’entrepreneur alsacien, qui a succédé à Julien Mimet, P-DG de l’entreprise Lambert à Troyes. Menuiseries 21 a adhéré la fédération européenne des menuisiers bois Fermib, basée à Francfort, et contribué à la rédaction du document technique unifié DTU 36-5, qui a intégré en 2011 les nouvelles exigences énergétiques de la menuiserie.

Renversement d’image

Pilier de la crédibilité technique du réseau fondé par 10 entreprises en 2002, la labellisation passe par le crible de l’institut technologique FCBA, équivalent pour le bois du Centre scientifique et technique du bâtiment. 15 dossiers en cours d’instruction devraient porter à 50 le nombre de certifiés. Les titulaires du label revendiquent déjà le tiers de la production française de menuiserie bois, qui représente elle-même 15 % du marché français de la fenêtre. « Alors que globalement, la menuiserie bois a décliné dans les 10 dernières années, nos entreprises se sont renforcées », constate Christophe Bieber. Selon le président du réseau, les leaders du secteur ont péché par manque de foi dans leur propre produit. « Le double vitrage est apparu avec le plastique, ce qui a donné un coup de vieux à notre matériau ancestral », ajoute le menuisier alsacien. Menuiseries 21 compte sur le marketing pour renverser une image vieillissante, grâce aux produits de la taxe prélevée par le Comité professionnel de développement des industries françaises de l’ameublement et du bois, créé en 2009.

Commentaires

Les fenêtres passives d’Alsace arrivent à Bordeaux

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Code pratique du patrimoine et de l’intervention sur le bâti existant

Livre

Prix : 75.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

AMC N°270 - SPÉCIAL INTÉRIEURS 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 29.00 €

Voir

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Opérations Immobilières n°106 - Loi ELAN

Presse - Vente au n°

Prix : 37.00 €

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX