En direct

Les façades ne font plus grise mine

Enquête réalisée par Marie-Douce Albert et Paul Falzon |  le 27/04/2018  |  Architecture

Les nuances les plus subtiles sont désormais à la portée des architectes. Leur choix est esthétique autant que technique.

Teinter ou lasurer, telle est la question. Tandis que plusieurs bâtiments récemment livrés ou en cours d'achèvement misent sur la couleur, le choix de la méthode s'affirme en effet crucial pour obtenir un béton de bon ton, celui auquel aspire un architecte. Ainsi, pour la tour de bureaux La Marseillaise, Jean Nouvel a imaginé un extraordinaire dégradé que seule une complexe opération de lasurage pouvait permettre. Mais dans d'autres cas, le concepteur voudra privilégier une certaine vérité du béton, avec ses variations, voire ses imperfections. Que l'aspect d'un édifice dépende de la température ambiante au moment du coulage, cela fait aussi partie de l'histoire.

Les architectes ne sont en tout cas pas frustrés dans leurs envies. Avec l'une ou l'autre solution, l'intégralité de la palette est à portée de main. Le fabricant de cosmétiques pour matériaux Guard Industrie a prouvé sa capacité à produire les quelque 30 teintes choisies par Jean Nouvel pour son projet marseillais. Le responsable de la société pour le Sud-Est, Gérald Raffet-Scherer, assure que « la lasure permet d'obtenir absolument toutes les couleurs. Notre société a la capacité d'en créer de nouvelles », histoire d'élargir l'éventail si nécessaire.

Mélanges. Maîtrisées depuis des siècles, les techniques de teinte dans la masse offrent également des possibilités infinies, à écouter Dominique Sestillange, responsable national des produits spéciaux et réseaux applicateurs du producteur de béton Cemex : « L'oxyde de fer permet de créer des pigments synthétiques rouges ou ocre, l'oxyde de chrome, d'obtenir du vert, et l'oxyde de cobalt, du bleu. A partir de là, il suffit de jouer sur les mélanges pour aboutir à la coloration voulue. » Et en termes de prix, toujours selon Dominique Sestillange, « les deux solutions ont des coûts équivalents ».

Alors, comme souvent, tout est dans la nuance. Le pigment mélangé au béton donnera toujours un rendu plus mat qui satisfera les amateurs de notes tendres et de noirs au panache grisonnant. Mais l'architecte en quête de surfaces lisses et de couleurs brillantes devra rechercher son coup d'éclat plutôt du côté de la lasure.

PHOTO - 12667_772890_k2_k1_1830108.jpg
PHOTO - 12667_772890_k2_k1_1830108.jpg

Commentaires

Les façades ne font plus grise mine

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Négoce 446 - Spécial TOP 100 de la distribution bâtiment-bricolage 2018

Négoce 446 - Spécial TOP 100 de la distribution bâtiment-bricolage 2018

Presse - Vente au n°

Prix : 25.00 €

Voir

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

L'expertise immobilière en 50 fiches pratiques

Livre

Prix : 65.00 €

Auteur : Éditions du Moniteur

Voir

Aide-mémoire - Ouvrages en béton armé

Aide-mémoire - Ouvrages en béton armé

Livre

Prix : 35.00 €

Auteur : Dunod, Éditions du Moniteur

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookiesOKEn savoir plusX