Industrie/Négoce

Les exportations de chêne brut vers la Chine bondissent

Mots clés : Bois

Les exportations de chêne brut français vers la Chine ont continué de progresser en janvier, avec un bond de 35% par rapport à janvier 2017, qui met en danger la pérennité des scieries françaises, a alerté mardi 6 mars la Fédération nationale du bois (FNB).

« Malgré les appels répétés de la Fédération Nationale du Bois (FNB) et des professionnels du secteur lancés dernièrement au gouvernement, les exportations de chêne brut poursuivent leur hausse effrénée et les scieries françaises manquent cruellement de matière première à transformer » a souligné mardi 6 mars la Fédération nationale du bois dans un communiqué. La filière française est « au bord de la faillite », avec le sentiment « d’être abandonnée » des pouvoirs publics, ajoute t-elle.

Les départs de chêne brut pour la Chine ont progressé de 35% en janvier 2018 par rapport à janvier 2017.

« Aujourd’hui, 25 à 30% de la collecte forestière nationale de chêne est exportée sans transformation alors que la majorité des pays forestiers concurrents a interdit une telle fuite de cette ressource brute, comme la Croatie, la Roumanie l’Ukraine ou la Chine. La France est devenue « l’eldorado » des traders internationaux » dénonce le communiqué.

Selon la FNB, en dix ans, les volumes de chêne brut (grumes de chêne) disponibles pour les scieries françaises ont été divisés par près de deux, passant de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 million de m3 en 2017. Cette situation jugée « catastrophique » par la FNB, « met en danger 200.000 emplois français dans la filière de transformation du bois, dont 26.000 collaborateurs exerçant directement dans les scieries de chêne ». Elles ne sont plus que 550 sur le territoire, contre encore plus de 900 en 2005, souligne le syndicat.

En effet, la transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation de bois brut : on ne compte qu’un emploi en France pour 10.000 m3 de grumes exportés contre 10 à 20 emplois pour 10.000 m3 de grumes transformés sur le territoire, selon lui.

Dans son plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour l’agriculture et la transformation agroalimentaire, le ministre de l’Agriculture avait indiqué prévoir 100 millions d’euros de fonds de prêt aux scieries, en lien avec la Banque publique bpifrance.

La FNB accuse les propriétaires de forêts privées, qui représente les trois quarts de la forêt française et 50% du chêne commercialisé, d’exporter leur bois au plus offrant plutôt que de le vendre en France.

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