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«Les étudiants en architecture sont bien le reflet de leur époque», Pascal Eveillard (Saint-Gobain)
Pascal Eveillard, directeur Construction durable de Saint-Gobain. - © Saint-Gobain
Interview

«Les étudiants en architecture sont bien le reflet de leur époque», Pascal Eveillard (Saint-Gobain)

Propos recueillis par Adrien Pouthier |  le 21/06/2021  |  Saint-GobainSeine-Saint-Denis

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Alors qu’une équipe d’étudiants français, sur un sujet franco-français, vient de remporter le concours " Multi Confort " de Saint-Gobain, le directeur Construction durable du groupe revient pour Le Moniteur sur les grandes tendances qui se sont dégagées de la si particulière édition 2020.


Au-delà de sa totale digitalisation, est-ce que l’édition 2020 du concours Saint-Gobain Multi Confort a été marquée par la crise du Covid ?

La pandémie que nous traversons ne s'est pas reflétée dans les dossiers présentés par les étudiants. Certes, ils ont été impactés parce que la plupart d’entre eux n’ont pas pu travailler en présentiel. Le fait de réaliser leur projet à distance et à travailler par internet interposé a donc représenté un défi supplémentaire.

En revanche, ce qui est ressorti dans nombre de projets, c’étaient – peut-être à cause de l’isolement dû au confinement – les espaces de convivialité, points de rencontre, espaces communs. Ce sont des éléments très marquants dans énormément de projets.

Le projet de Saint-Denis et sa dimension socioculturelle assez particulière étaient porteurs de ce type de problématiques, mais tous les étudiants avaient à cœur de créer des zones où les habitants de la ville puissent converger, créer du lien et partager des activités communes.

Sur le même sujet L'Ensap Bordeaux et ISA BTP Anglet remportent le 16e concours "Multi Confort" de Saint-Gobain

 

Le jury semble avoir mis en avant la qualité d’usage, d’intégration urbaine et sociale plutôt que la performance technique des projets…

Nous avons été très impressionnés par la qualité technique des projets avec les dimensions de performance thermique, notamment le traitement des ponts thermiques. Mais ce sont effectivement les aspects d’intégration dans la ville qui ont fait la différence : comment revitaliser une zone industrielle, la valoriser et en faire un point d’intégration dans la ville.

C’est ce qui a singularisé le projet français, très bon techniquement puisqu’il rassemblait les compétences d’étudiants d’une école d’architecture et d’une école d’ingénieurs. Néanmoins, c’est leur réflexion sur la transformation de ce quartier en un laboratoire d’expérimentation et une zone d’apprentissage, développée de façon très cohérente, qui nous a paru très originale et nous a fortement convaincus.

Mais les points techniques étaient intéressants, associés aux solutions d’intégration urbaine. Le meilleur exemple est le traitement de l’acoustique : tout le traitement avec les serres d’agriculture urbaines en bordure de la voie ferrée qui créent un écran acoustique pour les logements tout en permettant de développer une activité locale d’agriculture locale en cycle court avec en plus un aspect pédagogique.

 

On semble avoir quitté le simple traitement de la performance thermique…

Au cours des premières années, le concours se penchait surtout sur la performance thermique basée sur l’isolation. Nous sommes donc passés de l’ère des bâtiments passifs, très cubiques, hermétiques, pas toujours très performants en termes de confort visuel et de qualité de vie, à des projets qui ont complètement intégré la dimension thermique, qui est devenue un point de départ et n’est plus une fin en soi.

Cette année, les conforts acoustique et visuel, la qualité de l’air intérieur, sont très bien traités. Avec des solutions originales sur, à la fois, la qualité de l’air et le confort thermique combinant ventilation naturelle et ventilation mécanique. Nous remarquons que les étudiants s’approprient bien les nouvelles technologies et les nouveaux courants de la conception bioclimatique. Et de fait, nous avons aujourd’hui des projets beaucoup plus équilibrés avec toutes les dimensions traitées à parts égales.

Ce que nous avons vu émerger surtout, c’est la préoccupation carbone. Beaucoup de projets cette année ont traité ce point, qui jusqu’à présent ne rentrait pas dans les critères du concours. Les étudiants se sont penchés sur l’empreinte carbone des bâtiments. Pas simplement sur le carbone " opérationnel ", mais aussi sur le carbone « embodied », dans les matériaux.

La notion d’économie circulaire est également apparue, avec des réflexions autour de la modularité des bâtiments, leur capacité à être adaptables dans le temps.

 

[...]

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