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Les entreprises routières veulent un plan de relance des infrastructures

Olivier Baumann |  le 18/07/2014  |  Politique socialeTravaux sans tranchéeEurope

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Jacques Tavernier, nouveau président de l’Union des syndicats de l’industrie routière française (Usirf), tire la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique des entreprises routières. Du fait de la crise des financements publics - baisse des dotations de l’Etat aux collectivités, recettes insuffisantes de l’écotaxe refondue -, ces dernières luttent actuellement pour leur survie. Si rien n’est fait, 30 000 emplois pourraient en effet être perdus d’ici à trois ans. « Dès septembre, nous allons rentrer dans le dur , prévient Jacques Tavernier. Il y aura sûrement du chômage partiel et des plans de licenciement. »

Ce sombre constat n’empêche pas Jacques Tavernier d’avancer des pistes pour sortir rapidement de l’ornière. La première d’entre elles est le plan de relance autoroutier, qui pourra avoir des effets bénéfiques à court terme en réinjectant 3,5 milliards d’euros dans les travaux d’infrastructures. Le dispositif est désormais bouclé et n’attend plus que le feu vert de Bruxelles. « Mais nous avons besoin d’une impulsion politique pour qu’il soit mis en œuvre rapidement », souligne le président de l’Usirf.
Jacques Tavernier enjoint ensuite le gouvernement à engager un plan de relance global des travaux d’infrastructures, pour compenser la perte de recettes de l’écotaxe : « Cela pourrait prendre la forme d’un dispositif analogue au Fonds spécial de grands travaux mis en œuvre en 1982 par le gouvernement Mauroy, gagé sur deux centimes de TIPP supplémentaires, et qui pourrait rapporter 1 milliard d’euros. » Autre levier d’action potentiel pour lutter contre l’attentisme : le remboursement anticipé de la TVA pour les collectivités locales qui continueraient à entretenir et moderniser leur réseau au même niveau que les trois années précédentes. Enfin, Jacques Tavernier pense que le « big bang » créé par la réforme territoriale peut être une belle opportunité pour affecter de nouvelles recettes aux infrastructures : une partie de la TIPP, des produits des péages de transit, des péages d’infrastructures ou de congestion. La réforme pourrait aussi favoriser une gestion du réseau routier économe pour les deniers publics, notamment grâce aux contrats de services de performance avec les entreprises routières.

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PHOTO - 804226.BR.jpg - © BRUNO LEVY / LE MONITEUR

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